Dernière minute
Société
Les familles Bulakali Maroy, Nkunzi Runyugunya et Mastaki Nkunzi, sont endeuillées. Elles viennent de perdre leur père, grand-père, beau-frère et oncle, Maroy Bulakali Venant, qui est retourné auprès du Créateur le vendredi 30 janvier 2026 à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, de suite d'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La ministre d'État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, s'est rendue hier lundi 2 février dans la commune de Masina, au quartier 3, pour constater de visu les dégâts causés par l'…
Étranger
Il existe une faute qui n’est écrite dans aucun code, mais que les groupes sanctionnent avec une rigueur implacable : celle d’aller trop loin devant. Non pas l’erreur, non pas la trahison, mais l’…
Nation
L'histoire romaine antique nous apprend que l'Empereur Jules César, juste avant sa mort, a crié en s'adressant à son fils adoptif Brutus :Tu quoque fili mi !, c'est -à-dire toi aussi mon fils !…
Hervé Claude Batukonke ouvre le FPI à des partenariats rentables avec des investisseurs sud-africains
Les travaux de la Mission économique RDC - Afrique du Sud ont démarré hier lundi 2 février à Kinshasa. Cadre d'identification des opportunités d'affaires, ces assises sont pilotées conjointement par le Fonds de Promotion de l'Industrie (FPI) et le Département du Commerce, de l'Industrie et de la Compétitivité de l'Afrique du Sud, en collaboration avec l'Agence Nationale de Promotion des Investissements (Anapi) et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC).
Vice-premier ministre congolais en charge de la Défense, Guy Mwandianvita a procédé au lancement des travaux de la mission économique qui se tient du 2 au 6 février courant. La rencontre connaît une forte implication du patronat congolais et de l'Anapi. Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Compétitivité de la nation Arc-en-ciel, Parks Tau conduit la délégation des investisseurs sud-africains.
Directeur Général du FPI, Hervé Claude Ntumba Batukonke estime que cette initiative va largement au-delà d'un simple forum. La mission ouvre, selon lui, une nouvelle page de coopération entre deux pays africains, inscrits dans une démarche fondée sur la transformation locale des matières premières en produits finis, la création des chaînes de valeurs et des emplois ainsi que la prospérité partagée.
Il importe de signaler que le Fonds de Promotion de l'Industrie n'est pas une institution financière ordinaire, mais plutôt un outil stratégique de l'État congolais, créé pour financer, accompagner et catalyser l'industrialisation du pays. Sa mission consiste à soutenir la création des unités de production et de transformation des matières premières afin de limiter la dépendance aux importations.
Le Plan triennal du FPI
Le FPI promeut les petites et moyennes entreprises et renforce la compétitivité du tissu économique national. Il met en œuvre le Document de Politique et des Stratégies Industrielles (DPSI), le Plan Directeur d'Industrialisation (PDI) et le Plan National Stratégique de Développement (PNSD). Ces outils traduisent une vision claire pour faire de la RDC un pays de production, de transformation, d'innovation et non un simple exportateur des matières brutes sans valeur ajoutée.
A ce jour, le FPI dispose d'un Plan triennal 2026-2028 qui marque un tournant décisif. Ce plan repose sur plusieurs axes majeurs parmi lesquels figure l'industrialisation orientée vers la création des chaînes de valeurs et des emplois décents. Les domaines prioritaires visés sont l'Agro-industrie, l'industrie pharmaceutique, les mines, l'énergie et les Infrastructures.
Des partenariats rentables
Selon le programme, une journée de cette mission économique sera consacrée à la visite des Zones économiques spéciales (ZES) de Kin Malebo et de Maluku, à l'Est de Kinshasa. La création des ZES favorise la création des écosystèmes industriels modernes et attractifs pour les investisseurs nationaux et internationaux. Le FPI entre ainsi dans une nouvelle ère. Celle de l'ouverture vers des partenariats techniques et financiers gagnant-gagnant.
La collaboration entre le FPI et une trentaine d'entreprises venues de l'Afrique du Sud répond à une logique de co-investissement. Le FPI est et restera un instrument technique, un levier de développement et un partenaire crédible pour les vrais investisseurs. L'orthodoxie financière est devenue un mode de gestion des ressources au sein du FPI.
Les procédures, la traçabilité, la transparence dans la sélection des projets à financer et la redevabilité imposent aujourd'hui au FPI des résultats probants. La confiance des investisseurs se construit d'abord sur la crédibilité des institutions et de leurs animateurs. La RDC est de nos jours, une destination insoupçonnée des opportunités stratégiques du continent.
Les atouts de la démographie
Vaste marché de plus de 100 millions d'habitants (consommateurs potentiels et réels), la RDC recèle d'immenses terres arables inexploitées, des minerais critiques pour la transition énergétique, l'hydroélectricité et une main d'œuvre jeune et outillée. Des atouts qui balisent la voie à l'expertise sud-africaine en industrie, en ingénierie, en pharmacie, en agro-transformation et en logistique. Une expertise qui rencontre les besoins des Congolais.
De l'avis du DG du FPI, cette mission économique n'est pas une routine, encore moins du déjà-vu. Elle est une dynamique des relations bilatérales entre les deux pays. Les résultats de ce forum devront accroître les investissements, favoriser les joint-ventures et renforcer les transferts des technologies et des compétences. Cette mission traduit l'intégration économique au sein de la SADC. La RDC a besoin des partenaires qui investissent dans la durée. L'Afrique du Sud a des entreprises capables de produire, de former et de co-créer.
Favoriser les projets structurants
Pour les décideurs présents à ces assises, le moment est maintenant propice pour mettre le curseur sur les projets structurants, et sur les partenariats bénéfiques à toutes les parties. Chaque usine qui naîtra de cette coopération permettra à la RDC de bénéficier des emplois, des réductions des importations, des augmentations des recettes et une économie résiliente.
"L'industrialisation de la RDC n'est pas un slogan. C'est un choix politique, économique et historique", estime le DG Batukonke, tout en insistant sur l'importance du secteur privé pour créer plus de richesses.
Pour sa part, le Directeur Général Adjoint du FPI, Blaise Mastaky Birindwa, est revenu sur les modalités de financement des projets. Il a donné des assurances aux investisseurs qui peuvent douter de la capacité de la RDC à financer les opérateurs économiques. Les crédits que le FPI accorde aux opérateurs économiques sont des illustrations parfaites de la volonté du Gouvernement à booster l'économie.
Yves KALIKAT