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L’expression lingala «Badefisaka mama bokilo mbongo te ! Okotuna !! Se traduit en français par «On ne prête pas d’argent à sa belle-mère ! (ou «On ne prête pas à sa belle-mère ! Vous allez demander !!»).
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*"Cinq ans suffisent pour faire du Congo un pays de rêve", estime le VPM honoraire en charge de la Justice.
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Le Zimbabwe rejoint la Banque de développement des BRICS, selon le ministre des Finances.
Ceci ouvre l’»accès au crédit» et constitue une »étape décisive»…
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Au Sénégal, une nouvelle formation politique issue du camp au pouvoir vient de voir le jour. Après la rupture consommée avec son ancien mentor et leader du Pastef, le président sénégalais Bassirou…
Mondial 2026 : de Kinshasa à Guadalajara, une nuit blanche de passion… au goût amer pour les Léopards
Entre Kinshasa et Guadalajara, au Mexique, près de 13 150 kilomètres à vol d'oiseau. Une distance immense, presque irréelle. Et pourtant, dans la nuit du 23 au 24 juin 2026, jamais les cœurs congolais n'ont semblé aussi proches de leurs Léopards.
À 3 heures du matin, heure de Kinshasa, la capitale congolaise n'a pas fermé l'œil. Pas pour une veillée mortuaire, ni pour une nuit de prière, encore moins pour une fête de mariage. Mais pour une autre forme de communion : le football. Une passion viscérale, capable de suspendre le temps, de rassembler tout un peuple autour d'un écran, aussi petit soit-il.
De Matonge à la place Mwana Kin, en passant par les grandes artères de la ville, Kinshasa s'est transformée en un immense stade à ciel ouvert. Bars, terrasses, parcelles, carrefours… partout, des écrans improvisés, des chaises alignées, des groupes électrogènes prêts à braver les délestages. Ici, la rue devient tribune. Là, un simple téléphone connecté à des baffles suffit à fédérer une foule debout, suspendue au moindre geste des Léopards.
"Se réveiller tôt est un choix. Se réveiller pour les Léopards, une passion", murmure un supporter, les yeux rivés sur l'écran.
Portés par l'exploit du match nul face au Portugal (1-1), les Congolais y croyaient. L'espoir était palpable, presque contagieux. Une victoire ou même un nul face à la Colombie pouvait rapprocher la RDC d'une qualification historique pour les 16èmes de finale.
Mais sur la pelouse du stade Akron de Guadalajara, la réalité allait être plus cruellement autre.
Dès les premières minutes, les hommes de Sébastien Desabre affichent leurs intentions. Edo Kayembe allume la première mèche dès la première minute. Une frappe malheureusement non cadrée. Mais très vite, la Colombie impose son rythme. Les vagues jaunes se succèdent, pressantes, menaçantes.
Et face à ce rouleau compresseur, un homme se dresse : Lionel Mpasi.
Critiqué avant la compétition, notamment après une prestation jugée moyenne face au Chili, le gardien congolais réalise une performance héroïque. Parade après parade, il écœure les attaquants colombiens, repoussant l'échéance avec sang-froid et détermination. Diaz, Munoz, tous butent sur lui. À la pause, la RDC tient bon. Score: nul vierge.
Même scénario en seconde période. Mpasi multiplie les arrêts, maintient son équipe en vie, entretient le rêve. À Kinshasa, chaque parade est célébrée comme un but. Les cris fusent, les verres s'entrechoquent, l'espoir grandit.
Mais à la 76ème minute, le destin bascule.
Sur une action côté droit, Daniel Munoz surgit et ajuste une frappe qui finit au fond des filets. Mpasi, pourtant héroïque, s'incline. Un silence brutal s'abat sur Kinshasa. Comme si, en une fraction de seconde, les 13 150 kilomètres redevenaient une réalité insurmontable.
La RDC tente de réagir, jette ses dernières forces dans la bataille. Mbuku frôle l'égalisation dans les arrêts de jeu, mais Vargas veille. Score final : 1-0 pour la Colombie.
À l'aube, Kinshasa retrouve lentement son souffle. Les visages sont marqués, la fatigue se mêle à la déception. La nuit aura été longue, intense, mais finalement cauchemardesque.
Les Léopards joueront leur qualification lors du prochain match contre l'Ouzbékistan dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin. Et une chose est sûre : malgré la distance, malgré la fatigue, Kinshasa répondra encore présent.
Christian-Timothée MAMPUYA