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Rentrée scolaire 2026-2027 : Tshisekedi mobilise le Gouvernement pour une reprise « apaisée, effective et inclusive »
À quelques semaines de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre 2026, le Président Félix-Antoine Tshisekedi veut éviter toute perturbation des enseignements. Il a chargé le Gouvernement de mettre en place un dispositif spécial pour garantir une rentrée « apaisée, effective et inclusive », avec une attention particulière portée à la paix sociale dans le secteur éducatif, aux enfants affectés par les conflits dans l’Est, aux risques sanitaires et à la sécurité autour des écoles.
Lors de la réunion gouvernementale, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’anticiper les difficultés susceptibles de compromettre la reprise des cours dès le premier jour. Le dispositif devra couvrir les dimensions éducatives, socio-financières, sanitaires, sécuritaires et liées à la mobilité.
Au cœur des préoccupations présidentielles figurent la préservation de la paix sociale dans le secteur de l’éducation. Félix Tshisekedi préconise un dialogue permanent avec les enseignants, le respect des engagements souscrits par l’État et la consolidation des acquis de la gratuité de l’enseignement.
La Première ministre a ainsi été chargée de coordonner le dispositif gouvernemental spécial consacré à la préparation et à l’accompagnement de la rentrée. De son côté, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, est appelée à intensifier les échanges avec les partenaires sociaux, à évaluer l’état d’exécution des engagements gouvernementaux et à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir toute interruption des cours.
Cette démarche intervient alors que certaines organisations syndicales d’enseignants continuent de faire planer la menace d’une grève, sur fond de revendications adressées au Gouvernement.
UNE ATTENTION PARTICULIÈRE ACCORDÉE AU NORD ET SUD KIVU
La situation des élèves vivant dans les zones affectées par les conflits constitue l’autre priorité affichée par le Chef de l’État. Une attention particulière devra être accordée au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où les violences et les déplacements de populations continuent de fragiliser l’accès aux services sociaux essentiels, notamment l’éducation.
Le dispositif gouvernemental devra notamment garantir la continuité des apprentissages et la prise en charge des enfants déplacés ou privés d’un accès régulier à l’école dans les zones concernées.
« Aucun enfant congolais ne doit être laissé au bord de l’école », a martelé Félix Tshisekedi, soulignant que la réussite de la rentrée devra se mesurer à la capacité de l’État à garantir à chaque enfant un accès effectif et sécurisé à l’éducation, quel que soit son lieu de résidence.
SÉCURISER LA PRISE EN CHARGE DES ENGAGEMENTS
Sur le front financier, le Gouvernement entend également prévenir les tensions susceptibles de perturber la rentrée. Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, et le ministre des Finances ont reçu instruction de sécuriser la prise en charge des engagements financiers de l’État envers le secteur éducatif et d’en assurer l’exécution diligente.
L’objectif est clair : éviter que les retards ou insuffisances dans l’exécution des engagements financiers ne viennent alimenter les revendications sociales et compromettre la reprise normale des cours.
RENFORCEMENT DES MESURES DE PRÉVENTION CONTRE EBOLA
La rentrée intervient par ailleurs dans un contexte sanitaire marqué par la circulation de la maladie à virus Ebola. Le Président de la République a donc demandé au ministère de l’Éducation nationale et à celui de la Santé, en collaboration avec les autorités provinciales, de renforcer les mesures de prévention et de surveillance dans les établissements scolaires.
Hygiène, assainissement et mécanismes d’alerte devront être particulièrement renforcés dans les provinces exposées aux risques épidémiologiques. Une vigilance destinée à éviter que les établissements scolaires ne deviennent des foyers de propagation de la maladie.
UN PLAN SPÉCIAL POUR LA CIRCULATION ET LA SÉCURITÉ
À Kinshasa comme dans les autres grands centres urbains, la question de la mobilité fera également l’objet d’un dispositif spécifique. Les ministères de l’Intérieur et des Transports, avec les autorités provinciales compétentes, ont été chargés d’élaborer un plan spécial de circulation routière et de sécurisation de la rentrée.
Les principaux axes routiers, les heures de pointe et les abords des établissements scolaires devront faire l’objet d’une attention particulière afin de fluidifier la circulation et de renforcer la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
À travers cette batterie d’instructions, Félix Tshisekedi entend placer l’anticipation au cœur de la préparation de la rentrée 2026-2027. L’enjeu dépasse ainsi la simple reprise administrative des cours : il s’agit de garantir la continuité de l’éducation dans un contexte marqué à la fois par les tensions sociales, les risques sanitaires et les conséquences du conflit dans l’Est.
Prévue le 1er septembre 2026, la rentrée scolaire devra donc conjuguer effectivité des enseignements, stabilité sociale, sécurité et inclusion. Pour le Chef de l’État, la ligne directrice est désormais fixée : aucune contrainte financière, sanitaire, sécuritaire ou géographique ne doit priver un enfant congolais de son droit à l’éducation.
Jérémie ASOKO