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Kinshasa : Les professionnels des médias outillés sur l’importance de la supplémentation en micronutriments multiples (MMS) pour les femmes enceintes
Les professionnels des médias de Kinshasa ont été outillés sur l’importance de la supplémentation en micronutriments multiples pour les femmes enceintes et allaitantes (MMS) au cours d’un atelier d’information et de vulgarisation organisé par le ministère de la Santé à travers le Programme national de nutrition (PRONANUT) en collaboration avec l’Association des nutritionnistes et diététiciens du Congo (ANUDICO). L’objectif était ensemble Pronanut, Anudico et les médias mènent un plaidoyer afin que les MMS soient inscrit sur la liste des médicaments essentiels en République démocratique du Congo pour la bonne santé du couple mère et enfant.
S’exprimant à cette occasion, la directrice adjointe de Pronanut, Mme Béatrice Kalenga a déclaré : « la malnutrition sous toutes ses formes demeure un problème majeur de santé publique dans notre pays. L’anémie, comme problème de nutrition, touche 51 % des femmes en âge de procréer, de 15 à 49 ans, et 49 % des femmes enceintes, avec des disparités selon le milieu de résidence, le niveau d’éducation et le niveau socio-économique, selon les données EDS 2023-2024 ».
À l’entendre, pour lutter contre ce fléau, le Ministère de la Santé recommande des interventions telles que le déparasitage, l’utilisation des moustiquaires et la supplémentation en micronutriments multiples (MMS) en remplacement progressif du fer-acide folique.
« Ces mesures visent à améliorer la santé maternelle et néonatale, en réduisant les cas de faible poids à la naissance et les issues défavorables de grossesse », a mentionné Mme Kalenga.
Cependant, elle a fait savoir : « pour une bonne vulgarisation, le Ministère de la Santé, à travers le Pronanut et l’Anudico en collaboration avec ses partenaires dont ENDA Santé et Fondation Gates ont organisé ce briefing avec les professionnels des médias en vue d’intensifier la sensibilisation pour que le MMS soit inscrit sur la liste de produits essentiels en RDC ».
La directrice adjointe de PRONANUT n’a pas manqué de saluer l’intérêt que les journalistes ont accordé à cette question de santé pour le bien-être du couple mère et enfant.
« Je vous remercie d’avoir interrompu vos occupations pour participer à cet atelier d’information. Cela témoigne de l’intérêt que vous accordez, à travers la presse, à la bonne marche des activités du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale ».
LE CONCOURS DES MÉDIAS SOLLICITÉ POUR LA VULGARISATION DES MMS
Le président de l’Anudico, Tapoy Mutamba a invité les professionnels des médias à contribuer à la vulgarisation du MMS pour un plaidoyer politique afin de permettre au gouvernement d’inscrire ce produit sur les listes médicaments essentiels en RDC.
« Nous travaillons en collaboration avec nos partenaires afin de mobiliser les professionnels des médias pour aider à vulgariser le MMS, un produit qui aide à supplier l’alimentation normale », a-t-il mentionné.
Selon lui : « les MMS apportent 15 vitamines et des micronutriments qui vont permettre à la femme enceinte ou allaitante de couvrir ses besoins et de réduire entre autres les risques d’accouchement à risque et de faible poids à la naissance.
Actuellement, a souligné le responsable de l’Anudico, les MMS sont disponibles et distribués gratuitement dans 19 provinces de la RDC. Une couverture insuffisante au regard des besoins du pays, a-t-il évoqué.
C’est pourquoi, il a expliqué : « l’inscription de ce produit sur la liste des médicaments essentiels va constituer une avancée importante pour garantir leur disponibilité de manière permanente et renforcer la prévention de l’anémie et les autres carences nutritionnelles chez les femmes enceintes ».
M. Tapoy Mutamba a précisé que les MMS se donnent pendant 9 mois, soit 6 mois pendant la grossesse et 3 mois après l’accouchement pour une bonne santé du couple mère et enfant.
Pour sa part, M. Bogol Mbope, représentant de l’organisation internationale ENDA Santé, a sollicité l’appropriation des journalistes, de ce sujet de santé publique pour bonne vulgarisation de cette approche.
Mathy MUSAU