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Lomami 1 : l'IPP met fin aux frais illégaux autour des épreuves certificatives
Dans la province éducationnelle de Lomami 1, les parents d'élèves peuvent désormais pousser un soupir de soulagement. À l'approche des épreuves certificatives, longtemps marquée par des plaintes répétées sur les tracasseries financières dans plusieurs établissements scolaires, l'Inspection provinciale de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) vient de rappeler l'obligation du respect strict des frais officiels.
Dans un communiqué officiel rendu public hier mercredi 18 février, l'Inspectrice principale provinciale (IPP), Jeanne-Françoise Masika Katsumirwaki, a donné des instructions fermes aux chefs d'établissements et responsables scolaires afin d'empêcher toute forme d'abus dans la perception des frais liés aux examens certificatifs.
Dans ce document, l'IPP insiste sur le fait que seuls les tarifs fixés par les autorités compétentes doivent être appliqués dans tous les établissements de la province éducationnelle de Lomami 1, sans exception.
MONTANTS OFFICIELS RETENUS
Ainsi, les montants officiels retenus pour les inscriptions et les démarches administratives sont les suivants : 48 500 francs congolais pour la fiche EO1 des Humanités ; 55 000 Fc pour le Cycle d'éducation de base, dont un premier acompte de 15 000 Francs Congolais destiné à la capture des photos et à la numérisation.
L'Inspectrice Principale Provinciale rappelle que ces montants sont réglementaires et ne doivent faire l'objet d'aucune majoration arbitraire au niveau des écoles. Dans plusieurs écoles de la province, certains parents dénonçaient ces derniers mois l'apparition de frais dits " supplémentaires ", souvent imposés à la veille des examens, sans justification officielle. Des pratiques que l'IPP qualifie clairement d'antivaleurs.
Dans son communiqué, Jeanne-Françoise Masika Katsumirwaki met en garde les préfets, directeurs et chefs d'établissements : aucun frais supplémentaire ne sera toléré, quels que soient les motifs avancés.
Sont notamment visés : les prétendus frais de dépôt des fiches EO1 et EO1T ; les frais imposés pour le remplissage des fiches ; les frais liés à des démarches internes inventées par certains responsables scolaires ; ainsi que toute autre forme de perception non prévue par les textes officiels.
Pour l'IPP, ces pratiques constituent une source de corruption et d'abus qui fragilise les efforts du gouvernement visant à améliorer la gouvernance dans le secteur éducatif.
DES SANCTIONS EXEMPLAIRES ANNONCÉES
Afin de mettre un terme à ces dérives, l'IPP annonce une mesure dissuasive : toute personne qui violera ces instructions s'exposera à des sanctions sévères. " Les sanctions seront exemplaires", prévient-elle, indiquant que celles-ci pourraient aller jusqu'à la révocation pure et simple des responsables impliqués.
Ce message vise particulièrement les autorités scolaires qui, chaque année, profitent de la période des examens pour multiplier des frais illégaux, mettant ainsi les parents sous pression, surtout dans un contexte économique difficile.
Cette décision est perçue comme un acte fort de protection des familles, dans une province où de nombreux parents peinent déjà à assurer les frais scolaires ordinaires. Plusieurs observateurs estiment que cette prise de position de l'IPP pourrait contribuer à restaurer la discipline et l'équité dans la gestion des établissements scolaires.
Au-delà de la question financière, l'objectif affiché est aussi de renforcer la transparence, d'assainir l'administration scolaire et de mettre fin à la culture des contributions informelles imposées aux parents, souvent sans quittance ni cadre légal.
Félix MULUMBA Kalemba