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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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La Corée du Sud veut rétablir la zone d'exclusion aérienne à la frontière avec le Nord
SEOUL, 18 fév. (Yonhap) -- Le gouvernement sud-coréenne va engager les procédures pour le rétablissement de la zone d'exclusion aérienne dans la zone proche de la frontière avec la Corée du Nord, une des principales dispositions de l'accord militaire intercoréen de 2018 qui a été suspendu en 2024, a annoncé mercredi le ministre de l'Unification Chung Dong-young.
En conférence de presse, le ministre a d'abord fait part de ses regrets pour les envois de drones par des civils sud-coréens dans l'espace aérien nord-coréen, qui auraient eu lieu en septembre et début janvier selon Pyongyang.
Puis il a déclaré que le gouvernement, "en collaboration avec les autorités militaires, passerait en revue et chercherait à prendre les devants en restaurant partiellement le pacte militaire intercoréen du 19 septembre 2018, y compris la désignation d'une zone d'exclusion aérienne".
Chung a ajouté que ceci devrait permettre de réduire les risques d'accrochages entre les deux Corées et à créer une relation de confiance entre leurs armées.
Cette zone d'exclusion aérienne interdisait l'utilisation de drones ou tout autre appareil volant dans une bande au sud de la frontière qui faisait 10 km de large dans sa section orientale et 15km dans la partie occidentale.
L'accord avait été conclu sous la présidence de Moon Jae-in, issu du Parti démocrate tout comme l'actuel président, et avait pour objectif de réduire les risques d'affrontements entre les deux armées. Les points de l'accord ont été progressivement suspendus par Séoul et Pyongyang entre 2023 et 2024 avec l'escalade des tensions.
Le ministère a annoncé également qu'en cas de vol de drone dans cette zone, les contrevenants pourraient s'exposer à des peines plus lourdes, et que la loi sur les relations intercoréennes serait révisée pour criminaliser les actes exacerbant les tensions militaires entre les deux pays.
Chung a précisé que ces mesures avaient déjà été discutées lors d'une récente réunion des ministres compétents en matière de sécurité et qu'elles représentaient la position officielle de l'administration de Lee Jae Myung.
Quelques jours auparavant, Kim Yo-jung, sœur du dirigeant Kim Jong-un et vice-directrice du département de la propagande et de l'agitation au sein du Comité central du Parti du travail, avait demandé que Séoul prenne des mesures pour éviter que de nouvelles incursions de drones se produisent.
Chung avait déjà présenté ses regrets pour ces événements et Kim avait réagi la semaine passée en se réjouissant d'un tel "comportement raisonnable".
Le ministre a aussi présenté des excuses pour des incursions de drones qui auraient été menées par l'armée sud-coréenne en 2024, lorsque Yoon Suk Yeol était encore président.
Ce geste semble avoir pour objectif de rassurer le régime nord-coréen, à quelques jours du 9ème
Congrès du Parti du travail, lors duquel sera définie, entre autres, la politique étrangère de Pyongyang pour ces cinq prochaines années.