Dernière minute
Société
Bakosa yo te. Mboka nionso mokonzi azalaka kaka moko!". Cette phrase en lingala se traduit en français par : "Ne te laisse pas tromper. Dans tout pays, il n'y a qu'un seul chef !". Elle vient d'un véhicule Mercedes Benz Sprinter 313. Un principe cher aux dirigeants africains!…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Bâtit sur les rives de la méditerranéen, la ville d'Alexandrie fondée, en 331 avant J.-C. par Alexandre le Grand, est un lieu mythique. Deuxième plus grande ville d'Egypte, avec plus au moins six…
Nation
Face à l'aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, les eurodéputés belges Elio Di Rupo et Hilde Vautmans exhortent l'Union…
Lubumbashi : le Service national envoie 153 jeunes en formation
La ville de Lubumbashi s’est réveillée, lundi 15 décembre, sur une image forte : celle de 153 jeunes, autrefois associés à la violence urbaine, prenant le chemin d’un nouveau départ. Parmi eux figurent des kulunas impliqués dans de récents affrontements entre gangs en plein centre-ville de la capitale cuprifère, mais aussi des jeunes volontaires mis à la disposition du Service national par les autorités provinciales du Haut-Katanga.
Sous la supervision du gouverneur intérimaire, Martin Kazembe, ce premier contingent a quitté Lubumbashi à bord d’un cargo à destination du Kasaï Oriental, avant de rallier Mamboa, à Kaniama Kasese. C’est au Centre d’instruction et de formation Félix-Antoine Tshisekedi qu’ils entameront une formation paramilitaire et professionnelle, avec l’ambition de les transformer, demain, en véritables bâtisseurs de la nation.
Ces derniers jours, la ville était à nouveau secouée par des affrontements en plein jour entre bandes rivales, mettant à rude épreuve la quiétude des paisibles habitants. Face à la recrudescence du phénomène kuluna, les autorités provinciales ont opté pour une réponse axée sur la réinsertion sociale, en faisant appel au Service national, plutôt que de s’en tenir à la seule logique répressive.
Présent au moment de l’embarquement, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga a tenu à rassurer ces jeunes, visiblement partagés entre inquiétude et espoir. «Je suis venu vous réconforter. La tenue du Service national que vous portez ne vous enlève pas la vie. On ne vous amène pas là-bas pour vous faire du mal, mais pour vous permettre d’apprendre différents métiers», a-t-il déclaré, dans un message à la fois ferme et paternel. Et d’insister : «C’est mieux que de rester au centre-ville à tracasser la population. Nous voulons que tout le monde soit utile à la société».
Dans ce premier groupe figurent douze jeunes filles, mais aussi plusieurs volontaires, certains accompagnés de leurs parents. Le geste de cette mère venue confier elle-même son fils au Service national témoigne d’une adhésion progressive de la population à cette approche de rééducation et de reconstruction sociale.
Parmi les recrues, un jeune volontaire assume pleinement son choix. «Je suis moi-même volontaire. J’attendais le lancement, car j’avais postulé depuis octobre pour être formé et servir la nation. Cette fois, j’ai saisi ma chance», confie-t-il.
Cette démarche volontariste vient également battre en brèche les accusations d’arrestations arbitraires souvent portées contre le Service national. Rattachée à la Présidence de la République, cette structure rappelle que les arrestations ne relèvent pas de ses attributions. Les jeunes lui sont présentés par la Police nationale, après quoi un contrôle rigoureux est effectué dans le strict respect des lois en vigueur.
L’opération ne fait que commencer. Un deuxième lot de 153 autres jeunes est annoncé dans les prochains jours. À Lubumbashi, l’espoir renaît : celui de voir d’anciens fauteurs de troubles se muer, demain, en artisans de la paix et du développement.
Jérémie ASOKO