Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Dans le quartier populaire de Delvaux dans la commune de Ngaliema, des artistes talentueux ont investi depuis plusieurs années un grand espace le long de la route qui va à Matadi, en passant par l…
Assainissement de Kinshasa : le couloir Kimbuta dans le viseur du Service national après Kapela
À Ndjili, dans le district de la Tshangu, le célèbre couloir Kimbuta pourrait bientôt connaître le même sort que plusieurs autres espaces ciblés par les opérations d'assainissement menées à travers Kinshasa.
Après Kapela, Saïo, UPN et d'autres sites de la capitale, le Service national s'apprête à investir le couloir Kimbuta. A en croire une vidéo devenue virale et circulant sur les réseaux sociaux, un message annonçant l'opération déjà été communiqué aux habitants de cette partie orientale de la capitale.
Sur le terrain, le Service national, chargé de contribuer à l'assainissement de la ville, mène des opérations qui touchent plusieurs activités installées sur les emprises publiques. Débits de boissons, hangars, espaces commerciaux et points de stationnement pourraient ainsi être concernés par cette nouvelle opération.
Si l'objectif d'assainir Kinshasa et de libérer les espaces publics apparaît nécessaire, ces opérations soulèvent néanmoins une autre question, tout aussi importante : que deviennent les Kinois et Kinoises qui tirent leur subsistance de ces activités après avoir été déguerpis?
ASSAINISSEMENT OUI, MAIS QUE VAUT LE QUOTIDIEN DU KINOIS ?
L'assainissement de Kinshasa constitue une priorité pour améliorer le cadre de vie et la mobilité des habitants.
Mais derrière chaque hangar démoli, chaque petit commerce déplacé ou chaque espace supprimé, il y a aussi une famille, un revenu et parfois plusieurs personnes qui dépendent de cette activité pour survivre.
La question n'est donc pas de s'opposer à l'assainissement. Elle est plutôt de savoir comment concilier l'ordre urbain avec la survie économique des populations concernées.
Lorsque les démolitions interviennent sans alternative clairement proposée aux occupants, le risque est de transformer une opération d'assainissement en une nouvelle source de précarité.
Les autorités provinciales et centrales gagneraient ainsi à accompagner ces opérations de mesures sociales : identification des personnes affectées, dialogue préalable, espaces de relocalisation et accompagnement des petits commerçants.
Assainir Kinshasa, oui. Mais il faut aussi préserver la dignité et les moyens de subsistance de ceux qui y vivent.
César IPOKA