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Kinshasa : L’auto-évaluation de l’efficacité des Tribunaux du travail, au centre d’un atelier organisé par l’OIT
L’Organisation internationale du Travail (OIT) a organisé du 18 au 20 septembre à Kinshasa, l’atelier de facilitation et de l’autoévaluation de l’efficacité des Tribunaux du travail de Kinshasa sur la base de l’outil de diagnostic de l’OIT. En organisant cet atelier, l’objectif poursuivi est de faciliter l’autoévaluation de l’efficacité des deux Tribunaux du travail par le biais d’un processus tripartite réfléchi afin de développer une compréhension commune des défis existants concernant la performance des Tribunaux et les possibilités d’amélioration.
En effet, l’outil de diagnostic est construit sous forme de questionnaires qui intègrent les principes d’efficacité comme critères d’évaluation. Tandis que l’exercice d’auto-évaluation débouchera sur l’élaboration d’une feuille de route qui permettra d’améliorer l’efficacité de l’institution. Cette feuille de route identifiera les actions prioritaires, les besoins en ressources et les calendriers possibles pour les réformes ainsi que les domaines dans lesquels l’assistance du bureau serait nécessaire.
A l’ouverture de cette rencontre, au nom de la directrice de l’OIT en mission, madame Josée-Blandine Ongoto a encouragé les participants à redoubler d’efforts pour promouvoir la justice sociale et la marche du pays vers le travail décent. Selon elle, les modules de l’outil de diagnostic tiennent compte des critères d’évaluation pour les volets judiciaire et non judiciaire tels que l’efficience, la rapidité, la responsabilité, l’accessibilité, l’indépendance et la neutralité.
Elle a expliqué enfin que l’outil de diagnostic était conçu sur la base de l’hypothèse selon laquelle un système efficace de prévention et de résolution des conflits est un élément distinct de la bonne gouvernance du marché du travail et le moyen de réaliser un accès inclusif à la Justice du travail dans les conflits individuels et collectifs.
Pour sa part, le président national du comité de pilotage des Tribunaux du travail en RDC a expliqué le contexte de l’installation progressive de ces structures au pays. Guillaume Kanyimbwe a fait savoir que les Tribunaux de travail a deux tutelles, à savoir: le ministère de la Justice et du Travail. L’objectif est de décharger les juges qui étaient souvent débordés dans le traitement des conflits du travail au sein des entreprises. Il a souligné la nécessité des formations continues et moyens conséquents pour doter toutes les provinces de la RDC de ces Tribunaux.
Au nom des employeurs, madame Patricia Giskens de la Fec a plaidé pour le paiement des juges assesseurs sur toute l’étendue du territoire national et la formation à leur attention.
Enfin, le représentant des travailleurs a, quant à lui, salué la tenue de cet atelier qui va aider les responsables des Tribunaux de travail à prévenir et régler les conflits qui peuvent surgir en milieu du travail. Ces assises sont organisées grâce au financement du gouvernement américain dans le cadre du projet «soutien au progrès des normes du travail en RDC». Mathy MUSAU