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« Ne soyons pas de simples spectateurs de notre histoire » : l’UJRG-RDC mobilise la presse pour la reconnaissance du Génocost
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation en faveur de la reconnaissance des crimes commis en RDC. Conduite par son coordonnateur, Julio Fundi, cette démarche vise à renforcer l’implication des médias dans la préservation de la mémoire des victimes et la mobilisation autour de la pétition pour la reconnaissance du Génocost.
Dans ce lieu chargé de mémoire, les journalistes ont rendu hommage aux victimes des violences qui ont endeuillé le pays. Ils ont réaffirmé leur volonté de faire du journalisme un instrument de vérité, de mémoire et de sensibilisation.
VOLONTÉ DE MOBILISER TOUS LES JOURNALISTES DU PAYS
Pour l’UJRG-RDC, cette visite dépasse le cadre symbolique. Elle s’inscrit dans une volonté de mobiliser les journalistes, à Kinshasa comme dans les différentes provinces, afin de porter auprès des populations le message lié à la pétition soutenue par la Première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi.
« Nous sommes venus au Mémorial du Génocost pour appuyer l’initiative de la très distinguée Première dame, qui sollicite davantage de signatures pour la pétition », a déclaré Julio Fundi. Il a appelé les professionnels des médias à se mobiliser dans leurs milieux respectifs pour sensibiliser la population et favoriser une participation massive à cette démarche.
Le coordonnateur de l’UJRG-RDC a lancé un appel à l’ensemble des Congolais, citant notamment Kinshasa, le Kongo-Central, le Bandundu, l’Équateur, la Tshopo, Kisangani, l’Ituri, Bunia, Goma et Bukavu.
L’objectif affiché est de donner une portée nationale et internationale à la démarche de reconnaissance du Génocost, afin, selon l’UJRG-RDC, de rendre hommage aux victimes avec dignité et de contribuer à empêcher la répétition des violences massives qui ont marqué les dernières décennies.
Cette mobilisation repose également sur une conception exigeante du rôle de la presse. Pour l’Union, le devoir de mémoire ne saurait se limiter aux seules journées commémoratives. Il doit s’inscrire dans un travail quotidien de documentation, d’information et de sensibilisation.
Les journalistes entendent ainsi contribuer à ce que les victimes ne soient pas réduites à de simples chiffres, mais que leurs histoires, leurs souffrances et leur dignité demeurent au cœur du récit national.
LA PRESSE APPELÉE À ASSUMER PLEINEMENT SA RESPONSABILITÉ
Par cette descente au Mémorial du Génocost, l’UJRG-RDC entend donc inscrire son action dans la durée. L’organisation appelle les journalistes congolais à assumer pleinement leur responsabilité dans la transmission de l’histoire et dans la construction d’une mémoire collective fondée sur la vérité, la justice et la dignité.
« Ne soyons pas de simples spectateurs de notre histoire, devenons-en les témoins, les narrateurs et les gardiens de la mémoire », insiste l’Union.
Une démarche qui résume l’ambition portée par les professionnels des médias : documenter le passé pour éclairer le présent, faire connaître les drames vécus par les Congolais et transmettre aux générations futures une mémoire qui ne banalise ni les victimes ni les violences.
Ne jamais oublier. Ne jamais banaliser. Faire connaître pour que les générations futures sachent.
Jérémie ASOKO