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Espace UPN : après la démolition et les pleurs, vive un marché moderne
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette occasion, l'on a enregistré des pleurs et des grincements de dents de la part des propriétaires de ces immeubles.
Voilà qu'à présent, pour ne pas laisser cet espace à la merci d'autres « vautours », le gouvernement provincial de Kinshasa vient de décider la construction d'un marché moderne de plusieurs tables.
Cette décision de l'Hôtel de ville va sans doute réjouir les riverains qui vivent à côté de la crasse causée par les vendeurs pirates qui étalent leurs effets de manière désordonnée.
En principe, en détruisant les constructions anarchiques, l'Hôtel de ville aurait dû élargir cette opération au déguerpissement de ces vendeurs indélicats. Ce qui n'a pas été fait malheureusement.
LA CONSTRUCTION DE MARCHÉS MODERNES S'IMPOSE
Aujourd'hui, en dépit des démolitions faites, les embouteillages persistent à cause d'une grande partie des vendeurs qui continuent à occuper l'emprise publique. La seule solution à adopter consiste à user de la manière forte contre ces récalcitrants qui, malgré le début du déploiement des bâtisseurs, attendent que ces derniers viennent les chasser au lieu de prendre eux-mêmes les dispositions nécessaires.
Pour rendre à Kinshasa son visage de Léopoldville, où il faisait beau vivre, il importe de détruire tous les marchés pirates qui ont vu le jour de manière anarchique. Les uns sont érigés sur les avenues, par exemple à Delvaux dans la commune de Ngaliema, au rond-point Ngaba, à Matadi Kibala, sur Éthiopie et Masimanimba à Kasa-Vubu, à Pascal à Kingasani, etc.
À leurs places, il convient de construire des marchés municipaux modernes, comme on le voit aujourd'hui un peu partout avec les alimentations.
Cependant, une chose est de construire des marchés modernes, une autre, et c'est le plus difficile, est d'en assurer la salubrité de manière régulière. Nous en voulons pour preuve le cas du marché de la Liberté, qui a perdu sa splendeur du début à cause de l'insalubrité qui y règne aujourd'hui.
Il faut reconnaître qu'il existe un problème sérieux de civisme dans le chef des Congolais qui s'inclinent difficilement aux instructions des autorités pourtant légalement établies. Le nationalisme ne se crie pas sur les toits, mais se vit concrètement.
Mais face à la résistance des Congolais au changement, quelle méthode faut-il utiliser pour leur imposer la discipline ? La force ? La persuasion ? Le paiement d'amende ?
Il revient à l'autorité d'opter pour la voie qu'il estime idoine pourvu que l'ordre soit rétabli dans la capitale.
Muke MUKE