Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger M. Sering Modou Njie a exprimé, jeudi à Rabat, les remerciements et la profonde gratitude du…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
Kasaï-Central : Plus de 200 accidents de route entre juin et septembre 2025
* La CNPR dénonce le non-respect du code de la route
La province du Kasaï-Central fait face à une recrudescence alarmante des accidents de la circulation. La Commission nationale de prévention routière (CNPR) a révélé hier mercredi 15 octobre des chiffres particulièrement préoccupants : entre juin et septembre 2025, plus de 200 accidents de la route ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire provincial. Ce bilan, qui confirme une tendance lourde, met en lumière l'urgence d'une intervention structurelle.
Dieudonné Kobo, chef de division chargé des inspections routières au sein de la CNPR provinciale, a attribué cette vague d'accidents à plusieurs facteurs humains et structurels, le plus souvent liés à l'incivisme routier notamment : non-respect du code de la route; conduite en état d'ivresse; et vitesse excessive.
Dieudonné Kobo a, par ailleurs, pointé du doigt la méconnaissance persistante du code de la route parmi les conducteurs. Il a également évoqué les perturbations liées aux chantiers urbains, où la coordination et la signalisation entre les usagers, les entrepreneurs et les autorités routières sont jugées largement insuffisantes pour garantir la sécurité.
RECYCLAGE ET APPEL À L'APPUI DU GOUVERNEMENT
Pour tenter d'enrayer cette spirale d'accidents, la CNPR annonce des mesures préventives imminentes. L'institution prévoit l'organisation prochaine de séances de recyclage et de sensibilisation destinées non seulement aux conducteurs de véhicules, mais aussi aux conducteurs d'engins non motorisés, souvent impliqués dans les accidents.
Le responsable provincial a cependant souligné que l'efficacité de ces campagnes nécessite un engagement politique et financier fort. Il a plaidé pour un appui concret du gouvernement du Kasaï-Central afin de renforcer les moyens logistiques et humains des campagnes de sensibilisation au civisme routier. L'objectif est de marteler les règles élémentaires de conduite et de prévenir les comportements irresponsables qui continuent d'endeuiller les familles.
Le constat actuel n'est pas isolé, mais s'inscrit dans une tendance historique préoccupante pour la province. La CNPR rappelle qu'à Kananga seule, l'année 2024 avait déjà enregistré un bilan effroyable, avec plus de 1 000 accidents ayant causé la mort de 752 personnes, des chiffres qui soulignent l'ampleur de l'hécatombe routière dans la région.
L'institution insiste sur la nécessité d'une action concertée et multisectorielle : les autorités provinciales, les forces de l'ordre (PNC/circulation), les services d'inspection routière, et les associations de transporteurs doivent impérativement travailler de concert. Seule une approche globale, combinant répression des incivilités, éducation des usagers et amélioration des infrastructures, permettra de freiner cette vague d'insécurité routière.
Félix MULUMBA Kalemba