Dernière minute
Société
“Mon père avait raison”. C'est le titre d'une chanson très célèbre de l'artiste ivoirien Aloha Blondy (de son vrai nom Seydou Koné). Ceux qui la connaissent s’en sont vite rappelé. Mais “Mon père avait raison”.peut faire également référence au célèbre film de Sacha Guitry. “Mon père avait raison…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Gitega (Burundi), 24 juin (Xinhua) — Les relations sino-africaines illustrent une coopération Sud-Sud exemplaire, fondée sur le respect mutuel, la solidarité et les bénéfices partagés, a mis…
Nation
L'OIM (Organisation internationale pour les migrations) a lancé un plan régional de préparation et de riposte à Ebola sur six mois, visant à mobiliser 55,8 millions de dollars afin de renforcer la…
Lualaba : Kolwezi sous tension, affrontements entre creuseurs artisanaux et forces de sécurité
Ce lundi soir, les rues de la ville de Kolwezi habituellement animées par le va-et-vient des camions et des motos-taxis étaient désertes. Les boutiques sont restées closes, et les écoles silencieuses, comme si toute la ville retenait son souffle.
Ce mardi, dans plusieurs quartiers, les traces de violence sont encore visibles. Des véhicules calcinés et vandalisés jonchent certaines artères. Des magasins ont été pillés et un bureau de police situé au quartier Kakifuluwe dans la commune de Manika a été saccagé, témoignant de l’intensité des affrontements qui ont opposé les creuseurs artisanaux aux forces de sécurité.
Selon les autorités locales, le bilan humain est lourd : plusieurs blessés graves et de nombreuses arrestations ont été enregistrés.
Au cœur de cette crise, un arrêté du ministre des Mines a déclenché la colère des exploitants miniers. Cette décision suspend toutes les unités de traitement des substances minérales issues de l’exploitation artisanale dans la filière cupro-cobaltifère.
Pour de nombreux creuseurs, cette mesure est perçue comme une injustice directe, menaçant leur subsistance et celle de leurs familles. Sur le terrain, la tension est palpable.
Les forces de sécurité ont renforcé leur présence ce mardi multipliant des patrouilles et des contrôles pour éviter une escalade. Mais dans les ruelles de Kolwezi, la peur reste omniprésente.
«Nous avons peur de sortir de chez nous, on ferme le magasin pour éviter des troubles avec les creuseurs. Tout peut recommencer à tout moment», confie un commerçant du centre-ville. Les habitants racontent des scènes de chaos et de panique. Certains témoins expliquent que les affrontements ont commencé dès l’aube, lorsque les creuseurs ont tenté de manifester contre la suspension des unités de traitement.
Cette crise révèle l’urgence d’une communication entre les autorités et les manifestants qui visiblement ne comprennent pas la portée de l’arrêté ministériel du 19 décembre 2025. Sans concertation, la contestation sociale pourrait à nouveau dégénérer, avec des conséquences plus graves pour la population et l’économie locale.
Actualité.cd