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À Bruxelles, le FPI invite les partenaires financiers à investir dans l’industrialisation de la RDC
*Selon le DGA Blaise Mastaky Birindwa, des efforts seront déployés pour mobiliser, d’ici 2028, 420 millions de dollars pour booster des projets à caractère industriel.
La République démocratique du Congo accélère sa mue économique. En quête constante de nouveaux partenariats et d’investissements directs depuis l’étranger, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a marqué les esprits lors d’une conférence tenue fin juillet dernier en Belgique.
Lors de ce forum de premier plan qui a réuni, à Bruxelles, des opérateurs économiques, des institutions financières internationales, des diplomates et la diaspora congolaise, le FPI a dévoilé son objectif : celui de mobiliser 420 millions de dollars américains sur trois ans pour propulser des projets à caractère industriel.
STOPPER L’EXTRAVERSION ÉCONOMIQUE
Devant un parterre d’investisseurs du Benelux, la délégation du FPI, conduite par son Directeur Général Adjoint, Blaise Mastaky Birindwa, a martelé sur l’impératif stratégique du pays : s’affranchir du modèle traditionnel d’exportation de matières premières brutes pour basculer vers une véritable économie de transformation locale.
Pour convaincre les marchés extérieurs, l’exposé s’est appuyé sur des signaux macroéconomiques rassurants. Entre une croissance annuelle solidement ancrée au-dessus de 5 %, la maîtrise de l’inflation après les soubresauts des années antérieures et des réserves de change consolidées à près de treize semaines d’importations, la RDC affiche des fondamentaux en net progrès.
Aussi, Kinshasa s’attend-il à voir concrétiser ses efforts constants sur le climat des affaires, couplés au développement de grands chantiers d’infrastructure et d’énergie.
LE PLAN TRIENNAL DU FPI
Au cœur de l’offensive amorcée : le plan triennal du FPI (2026 - 2028), dont la réalisation oscille autour de 420 millions de dollars. Ces fonds sont censés financer des projets industriels, a soutenu le DGA Blaise Mastaky.
Une condition sine qua non demeure toutefois posée : les structures bénéficiaires devront impérativement être des entreprises de droit congolais, solidement ancrées sur le territoire national.
Pour maximiser l’impact de ces ressources, le FPI mise désormais sur des mécanismes modernes de cofinancement et de partage des risques. La concrétisation de cette approche se lit à travers l’accord scellé en février 2026 avec l’institution sud-africaine IDC, ouvrant la voie à des investissements conjoints imminents.
Quatre secteurs prioritaires ont ainsi été balisés pour amorcer cette transition : l’agriculture et l’agro-industrie, l’industrie pharmaceutique, l’énergie et la transformation, sur place, des minerais stratégiques.
MISER SUR LA DIASPORA
Paraphrasant Victor Hugo qui stipulait : « rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu », la direction du FPI a convié la diaspora congolaise d’Europe à s’impliquer directement dans la reconstruction industrielle de la mère patrie, en y apportant autant son expertise que ses capitaux.
Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la diplomatie économique voulue par le Président de la République, Félix Tshisekedi. C’est d’ailleurs dans cette optique que le DGA Blaise Mastaky a mené, en marge des travaux, des échanges fructueux avec des figures institutionnelles locales, telles que Bertin Mampaka, Président du Parlement francophone bruxellois.
Une vitrine de plus pour acter le retour en force de la RDC sur l’échiquier des opportunités d’affaires internationales.
Yves KALIKAT