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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Guillaume Ngefa inaugure, pour la seconde fois, le Tribunal de paix de Demba
La visite officielle du ministre d'État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, à Kananga, a engendré une polémique inattendue dans le territoire de Demba au Kasaï-Central. Le ministre a procédé, hier mercredi 3 décembre, à une nouvelle inauguration du Tribunal de paix de Demba, un bâtiment pourtant déjà inauguré par le Gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko et où les services judiciaires sont déjà opérationnels.
Le bâtiment du Tribunal de paix de Demba a été financé par le député national Thierry Mulumba, élu de la circonscription. La ré-inauguration par une délégation ministérielle venue de Kinshasa, malgré l'état déjà fonctionnel de l'infrastructure, soulève des questions sur le rôle de la Justice dans ces jeux de positionnement politique.
RIVALITÉS PARLEMENTAIRES EN TOILE DE FOND
Selon certains observateurs locales, cette redondance institutionnelle traduirait une concurrence entre les deux députés nationaux originaires de Demba notamment : Thierry Mulumba, qui a assuré le financement et l'inauguration initiale du Tribunal de paix; et Olivier Kabeya, qui est à la supervision d'une mission gouvernementale pour la réhabilitation de la route Kananga-Demba.
La "ré-inauguration" du Tribunal de paix serait ainsi une manœuvre de riposte, utilisant la présence du ministre de la Justice pour supplanter l'autre élu et affirmer sa propre influence et sa capacité à mobiliser le Gouvernement central.
Cette situation soulève une problématique plus profonde : l'instrumentalisation des services publics et des actes officiels à des fins de rivalité politique et de popularité à court terme.
Cette affaire est vue par les observateurs comme un symptôme d'un dysfonctionnement plus large où la politique spectacle prend le pas sur la continuité et la sincérité du service à la population.
MULUMBA