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Coupe du monde 2026 : Les Léopards quittent la compétition avec honneur
La République démocratique du Congo a quitté la Coupe du monde 2026 au stade des huitièmes de finale hier mercredi 1er juillet à Atlanta, au terme d’un affrontement intense, disputé et longtemps indécis face à l’Angleterre. Battus 1-2 après avoir mené au score pendant plus d’une heure, les Léopards sortent de la compétition avec les honneurs, au terme d’une prestation marquée par le courage, la discipline tactique et une abnégation remarquable.
Dans un match que beaucoup annonçaient comme un test de maturité pour la sélection congolaise, les hommes de Sébastien Desabre ont répondu présents dès les premières minutes. Sans complexe, ils ont pris à bras-le-corps l’enjeu et surpris leur adversaire par leur intensité et leur organisation.
La rencontre a basculé très tôt en faveur de la RDC. À la 7ème minute, sur une action parfaitement construite, Chancel Mbemba a débordé sur le côté droit avant de délivrer un centre puissant dans la surface anglaise. Mal négocié par la défense des Three Lions, le ballon est parvenu à Brian Cipenga, laissé libre dans une zone dangereuse. L’attaquant congolais n’a pas tremblé. Il a aussitôt ajusté Jordan Pickford d’une frappe précise au premier poteau.
Ce but précoce a libéré les Léopards et installé une dynamique inattendue dans la rencontre. Face à une Angleterre surprise, la RDC a alors choisi de ne pas reculer excessivement, tout en resserrant ses lignes et en misant sur une solidarité collective impressionnante.
MPASI, MUR INFRANCHISSABLE
Très vite, le match s’est transformé en une opposition entre une Angleterre dominatrice dans la possession et une RDC disciplinée, compacte et dangereuse en transition. Mais surtout, la première période a été marquée par la performance exceptionnelle de Lionel Mpasi.
Le gardien congolais a multiplié les interventions décisives, retardant l’inévitable retour anglais. Il a d’abord repoussé une tête dangereuse de Jude Bellingham à la 30ème minute, avant de s’illustrer à plusieurs reprises dans le temps additionnel de la première période, notamment face à Harry Kane.
Dans un stade d’Atlanta de plus en plus sous pression, Mpasi a incarné la résistance congolaise, multipliant les arrêts réflexes et maintenant son équipe en vie dans les moments les plus critiques.
UNE RDC AUDACIEUSE ET PROCHE DU BREAK
Si la RDC a souffert par moments, elle n’a jamais renoncé à exister offensivement. Bien au contraire. Les Léopards se sont même procuré plusieurs situations franches qui auraient pu changer le destin du match.
À la 35ème minute, Aaron Wan-Bissaka a sauvé une situation chaude dans sa propre surface, illustrant la pression exercée par les Anglais. Mais à la 42ème minute, c’est Yoane Wissa qui a failli faire basculer la rencontre. Sur un centre venu de la droite, sa reprise a terminé sur le poteau, laissant les supporters congolais entre espoir et frustration.
À la pause, la RDC menait toujours (1-0), mais surtout, elle donnait l’impression d’avoir les armes pour faire douter durablement l’un des favoris du tournoi.
LA PRESSION ANGLAISE ET LA RÉSISTANCE CONGOLAISE
Au retour des vestiaires, le scénario attendu s’est intensifié. L’Angleterre a élevé son niveau de jeu, multipliant les incursions dans la surface congolaise et augmentant la pression physique et technique.
La RDC, elle, a reculé progressivement, sans jamais rompre totalement. Lionel Mpasi est encore intervenu à plusieurs reprises, notamment face à Bellingham, confirmant son match de très haut niveau. Chaque minute gagnée ressemblait à une victoire mentale pour les Léopards.
Mais face à une équipe anglaise plus expérimentée dans la gestion des temps forts, la résistance congolaise a fini par céder.
HARRY KANE, L’INÉVITABLE DÉNOUEMENT
Le tournant du match est intervenu à la 75ème minute. Sur un centre parfaitement ajusté d’Anthony Gordon, Harry Kane s’est élevé plus haut que la défense congolaise pour égaliser d’une tête puissante.
Ce but a changé la dynamique de la rencontre. L’Angleterre, désormais libérée, a accentué sa pression, tandis que la RDC a tenté de réagir sans parvenir à retrouver la maîtrise du premier acte.
À la 86ème minute, Kane a de nouveau frappé. Profitant d’un ballon mal dégagé dans la surface, l’attaquant anglais a conclu avec sang-froid pour inscrire un doublé et offrir la qualification aux Three Lions.
UNE SORTIE DIGNE ET PROMETTEUSE
Dans les dernières minutes, Sébastien Desabre a tenté de relancer son équipe en injectant du sang neuf avec les entrées de Meschack Elia, Théo Bongonda, Edo Kayembe, Joris Kayembe et Fiston Mayele. Ces changements ont apporté de l’énergie, mais pas suffisamment pour renverser une Angleterre désormais solide et expérimentée dans la gestion du score.
Dans le temps additionnel, Yoane Wissa a obtenu un dernier coup franc, symbole d’un ultime espoir, mais la tentative n’a pas trouvé le cadre.
Au coup de sifflet final, la déception était immense pour les joueurs congolais, conscients d’avoir été si proches d’un exploit historique. Mais très vite, une autre lecture s’imposait : celle d’une équipe qui a grandi, qui a rivalisé avec une grande nation et qui a démontré qu’elle pouvait tenir tête au très haut niveau.
Christian-Timothée MAMPUYA