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Transco en difficulté: Vivement une solution urgente pour éviter sa disparition
Les chauffeurs de la société publique des transports, TRANSCO, sont entrés en grève voici bientôt trois jours. Ils réclament leurs arriérés de deux mois de salaire. Pour manifester leur colère, ils ont brûlé des pneus au siège de leur entreprise située sur la route SIFORCO à Masina. Ce mouvement a causé beaucoup de préjudices à la population tant de Kinshasa que de certains coins du pays, notamment de Kikwit et de Matadi qui sont desservis par ladite entreprise.
Eu égard au rôle combien capital que joue cette société sur le plan socio-économique, cette situation ne peut pas perdurer pendant longtemps. Beaucoup de citoyens lambda, particulièrement les fonctionnaires de l’Etat, empruntent les bus de TRANSCO à cause de leurs tarifs hors concurrence. Cette grève les a beaucoup pénalisés. D’aucuns espèrent que lors du conseil des ministres de ce vendredi 26 juillet 2024, le gouvernement se penchera sur ce dossier brûlant.
Pour rappel, il y a quelques mois, cette entreprise étatique a été paralysée suite au manque de carburant. Le gouvernement s’est impliqué pour décanter la situation, et TRANSCO a repris normalement le trafic. Comment justifier aujourd’hui le fait que les chauffeurs soient impayés durant deux mois ? Sans préjuger de quoi que ce soit et éviter un procès d’intention à l’encontre des dirigeants de cette société, nous ne pouvons que souhaiter une mission de contrôle dans cette entreprise pour clarifier ses états financiers. La règle générale dans une société est de privilégier les salaires des employés. Il n’est donc pas normal que ces derniers restent impayés alors qu’ils produisent des recettes tous les jours, sans compter les locations des bus.
En tout état de cause, une solution urgente s’impose pour mettre fin aux souffrances que les chauffeurs des taxi bus font endurer à la population avec des tarifs prohibitifs fixés à leur gré, selon les heures de la journée. Ce qui fait que pour un même itinéraire l’on peut passer du simple au quadruple, au grand dam de la population.
Il importe de souligner que parmi les majeures préoccupations des citoyens, le transport constitue un grand défi que le gouvernement est appelé à résoudre. Pour une immense capitale de la trempe de Kinshasa, tout doit être mis en œuvre pour trouver des solutions idoines dans ce secteur afin d’éviter des tensions sociales.
Pour ce, il faut un examen approfondi de la question. Dans l’histoire de la ville de Kinshasa, l’on retiendra que beaucoup de sociétés de transports en commun ont fait faillite en dépit des recettes élevées encaissées. Ceux qui ont une bonne mémoire se souviendront de la Société des transports de Kinshasa (STK), de l’Office de transport en commun du Zaïre (OTCZ), de la Société des transports zaïrois (SOTRAZ), et d’autres encore. Leur mauvaise gestion a été à la base de leur faillite. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, l’Etat propriétaire est invité à prendre des dispositions pour éviter que TRANSCO subisse le même sort que ses ancêtres.
Muke MUKE