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RDC : Bruxelles plaide pour un dialogue inclusif face aux tensions politiques
L’Union européenne a appelé, ce samedi 25 juillet, les acteurs politiques congolais à privilégier la voie du dialogue et de la médiation afin de surmonter les tensions politiques persistantes en République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur son compte X, l’UE insiste sur l’importance d’un processus inclusif, fondé sur le respect de l’État de droit et des droits humains, comme socle de la stabilité du pays.
« L’UE prend note des développements politiques récents en RDC et encourage tous les acteurs politiques à privilégier le dialogue, les efforts de médiation et un processus inclusif. Le respect de l’État de droit et des droits humains demeure essentiel pour renforcer la stabilité du pays », indique cette publication.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par l’annonce du président Félix Tshisekedi de convoquer prochainement un dialogue national, à l’issue de ses consultations avec les chefs des confessions religieuses. Cette initiative vise à décrisper le climat politique et à favoriser un consensus entre les différentes forces vives du pays.
Cependant, depuis cette annonce, le débat s’intensifie autour des modalités d’organisation de ce dialogue, notamment en ce qui concerne son caractère inclusif. Plusieurs acteurs politiques expriment des divergences sur les parties prenantes devant être associées aux discussions, révélant des tensions persistantes au sein de la classe politique.
Parallèlement, la coalition C64 maintient la pression sur les autorités. Elle a fixé au 15 août comme date butoir pour la convocation effective du dialogue national. À défaut d’une réponse du chef de l’État dans ce délai, cette plateforme menace de recourir à des actions populaires pour faire entendre ses revendications.
Dans ce contexte, l’appel de l’Union européenne apparaît comme un plaidoyer en faveur de l’apaisement et d’une gestion concertée de la crise politique, à un moment où les enjeux de stabilité et de cohésion nationale restent cruciaux pour l’avenir du pays.
Christian Timothée MAMPUYA