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Circulation routière à Kinshasa : Où sont partis les robots de l'ingénieure Kirongozi?
Depuis quelques années, la circulation routière est devenue un casse - tête à Kinshasa, surtout avec le phénomène des embouteillages. Plusieurs scénarii concoctés par le Gouvernement pour résoudre tant soit peu le calvaire des Kinois, n'ont donné aucun résultat escompté.
À la base de cette situation, nous citons entre autres le manque de feux de signalisation dans les grandes artères. C'est pourquoi, à l'époque, la population avait accueilli avec grande joie les robots fabriqués et implantés dans quelques carrefours par l'ingénieure Kirongozi. Cette infrastructure a permis de réduire l'indiscipline des chauffeurs de taxi-bus et taxis qui ne respectent pas le code de la route. Mais contre toute attente, nous avons été surpris de constater qu'à certains endroits du jour au lendemain ces robots ont été déboulonnés par nous ne savons qui.
Le vide provoqué par cet acte qui frise le vandalisme, crée aujourd'hui du désordre dans ces carrefours. Tel est le cas précisément de ce qui se vit en face de la Chancellerie des ordres nationaux sur le boulevard du 30 juin. À la place du robot, ce sont les agents de la Police spéciale de circulation routière (PCR) qui régulent la circulation, de manière vaille que vaille. Pourtant, ce système est banni dans plusieurs pays.
À ce propos, il faut regretter le fait qu'au lieu d'encourager Mme Kirongozi en signant un contrat avec elle pour l'aider à moderniser son activité et créer des emplois, les autorités ont choisi la voie contraire.
FAVORISER LA CONSOMMATION DES PRODUITS LOCAUX
Les robots intelligents de l'ingénieure Kirongozi ne doivent pas être vus seulement sous l'angle de la circulation routière, mais il importe de les apprécier sur le plan socio-économique.
À comparer ces œuvres produites localement aux feux rouges venant de la Chine, on trouve que la qualité du produit de notre compatriote est de loin supérieure. Au lieu de dépenser beaucoup d'argent pour l'importation de ces produits chinois, le Gouvernement ferait mieux d'appuyer notre ingénieure pour lui permettre d'industrialiser sa production, une manière de donner des emplois aux jeunes qui terminent les études à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista) comme elle -même. Nous devons mettre fin à ce complexe d'infériorité en pensant que tout ce qui vient du dehors du pays est de bonne qualité. C'est de cette façon que les Congolais raffolent des vivres frais importés qui n'ont plus de valeur nutritive aux dépens de poissons de nos cours d'eau.
En tout état de cause, le système de régulation de la circulation routière par les policiers est démodé. La RDC doit fonctionner au rythme des standards internationaux. C'est pourquoi, il importe absolument d'utiliser les robots intelligents comme outils de régulation de circulation dans nos routes.
Muke MUKE