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Bakosa yo te. Mboka nionso mokonzi azalaka kaka moko!". Cette phrase en lingala se traduit en français par : "Ne te laisse pas tromper. Dans tout pays, il n'y a qu'un seul chef !". Elle vient d'un véhicule Mercedes Benz Sprinter 313. Un principe cher aux dirigeants africains!…
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" Bakosa yo te. Mboka nionso mokonzi azalaka kaka moko!"
Bakosa yo te. Mboka nionso mokonzi azalaka kaka moko!". Cette phrase en lingala se traduit en français par : "Ne te laisse pas tromper. Dans tout pays, il n'y a qu'un seul chef !". Elle vient d'un véhicule Mercedes Benz Sprinter 313. Un principe cher aux dirigeants africains!
Cette phrase étale au grand jour une vérité universelle sur le pouvoir, l'autorité politique. Elle provient du lingala, une langue où la sagesse populaire passe souvent par des formules directes et imagées. Un message qui renferme une sagesse profonde. Il exprime entre autres : une mise en garde contre la manipulation (" Bakosa yo te "). Une sorte d'avertissement direct qui commence ce message. Il invite à la vigilance, à la lucidité et à l'esprit critique. Contextualisé socialement ou politiquement, cela signifie qu'il ne faut pas écouter les rumeurs, les faux prophètes ou ceux qui cherchent à semer la confusion en prétendant qu'il existe plusieurs centres de commandement ou plusieurs vérités.
Le message met également en lumière l'universalité de la règle (" Mboka nionso "). En précisant " dans chaque pays " (ou chaque village/communauté), la phrase montre qu'il ne s'agit pas d'une exception culturelle, mais d'une règle générale ou universelle qui s'applique partout sur la Terre. C'est une loi de la nature humaine et de l'organisation même des sociétés des hommes. Pour qu'un groupe fonctionne, il lui faut une structure.
Le troisième message que véhicule la phrase est le principe du commandement unique (" Mokonzi azalaka kaka moko ") : c'est le cœur même du message. Une entité ne peut pas avoir deux têtes sans courir à sa perte. C'est comme dans une forêt où il y règne un seul roi.
Éviter le chaos est le quatrième message : Si un pays ou une organisation avait deux chefs égaux, les ordres se contrediraient, ce qui mènerait à l'anarchie, à la division et à la guerre civile.
Enfin la responsabilité ultime est le cinquième et dernier message. À la fin de la journée, il doit y avoir une seule personne qui prend la décision finale et qui en assume la responsabilité.
En résumé, cette expression rappelle qu'un ordre social stable repose sur une hiérarchie claire. Elle conseille de reconnaître l'autorité légitime en place et de ne pas se laisser séduire par les discours de ceux qui essaient de diviser le pouvoir en proclamant autre discours.
Kléber KUNGU