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Paie des enseignants: le Gouvernement déterminé à apurer les arriérés
Dans le cadre de la recherche de solutions à la problématique des arriérés de rétribution des organismes intervenant dans la paie des enseignants, notamment certaines banques commerciales, en particulier Afriland First Bank et l'Ifod, le ministre d'État en charge de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Mme Raïssa Malu, et le ministre des Finances, Doudou Fwamba ont conjointement présidé une réunion stratégique de haute importance. Cette séance de travail était consacrée à l'examen et à la régularisation des arriérés de rétribution réclamés par Afriland Banque et l'IFOD, lesquels continuent d'affecter le bon déroulement du processus de paie des enseignants, en dépit de la mise à disposition, par le Gouvernement, des enveloppes nécessaires dans les délais requis.
En effet, depuis plusieurs années, le Gouvernement et Caritas Congo ont conclu un protocole d'accord relatif à la paie des enseignants, intégrant notamment la prise en charge, par l'État, des frais de convoyage des fonds, afin de permettre le déploiement des équipes de Caritas dans les zones de l'arrière-pays. Dans ce cadre, Caritas Congo, à travers l'Ifod, fait état d'arriérés accumulés sur une longue période, dont une partie a déjà fait l'objet de vérification et de certification par l'Inspection générale des finances, avec un premier décaissement déjà opéré par le Gouvernement. L'absence d'une harmonisation complète a toutefois conduit l'IFOD à appliquer un système de paie séquencée, entraînant des retards dans certains territoires isolés, notamment Inongo, Gbadolité et Djolu.
Par ailleurs, à la suite de la signature d'une nouvelle convention avec le Gouvernement, l'Ifod estime que les frais connexes mis mensuellement à sa disposition ne couvrent plus l'ensemble des charges opérationnelles liées à la paie. Cette situation, selon cette structure, appelle à des échanges approfondis avec l'État, au regard de son impact sur le déroulement du processus.
S'agissant d'Afriland First Bank, celle-ci fait également état d'arriérés de rétribution accumulés au cours des dernières années. Ces retards perturbent la régularité des opérations de paie dans certains territoires, en dépit de la mise à disposition ponctuelle des fonds correspondants par le Gouvernement.
Face aux défis opérationnels soulevés par les deux opérateurs, les membres du Gouvernement ont rappelé que toute affectation d'une partie de l'enveloppe destinée à la paie des enseignants à des charges logistiques serait constitutive d'une violation de la loi et exposerait les contrevenants à des sanctions pénales. À cet effet, Afriland First Bank a été instruite de transmettre, dans un bref délai, un état des lieux détaillé à la Direction du Trésor et des Moyens de Financement, en vue de la conciliation et de la certification des données, préalables à l'apurement progressif des arriérés de rétribution.
Concernant l'Ifod, les situations de frais réclamés devront être communiquées sans délai afin de permettre des paiements urgents, tandis qu'une réunion d'harmonisation avec l'Inspection générale des finances est programmée dans les prochains jours.
Un chronogramme détaillé de paiement des territoires non encore desservis, notamment pour la dernière période de paie écoulée, a été exigé des deux opérateurs, les fonds y afférents ayant été mis à leur disposition dans les délais.
Au cours des échanges, le ministre des Finances a rappelé que le secteur de l'éducation constitue un pilier fondamental de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi et que le Gouvernement ne saurait désormais tolérer des paiements en alternance opérés par ces deux institutions.
Dans une démarche orientée vers des solutions durables, le Gouvernement examine par ailleurs des options innovantes. À ce titre, la ministre d'État en charge de l'Éducation nationale a proposé l'amorce d'une transition vers le paiement mobile (Mobile Money), en partenariat avec les opérateurs de télécommunications et les institutions bancaires, afin d'améliorer la proximité et la célérité des paiements, en particulier dans les zones rurales.
Enfin, une réunion d'évaluation est d'ores et déjà programmée afin de s'assurer de la mise en œuvre effective et rigoureuse des instructions arrêtées.
Mamous