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Maluku: Malgré l’appel à la paix du gouvernement, les Mobondo continuent leur forfaiture
Les miliciens Mobondo viennent de nouveau de se faire parler d’eux en s’attaquant aux paisibles civils du village Mpukinsele dans la commune urbano-rurale de Maluku. Selon le premier bilan provisoire établi par le bourgmestre de cette municipalité, Alexis Mampa Mundoni, les violents combats qui ont opposé les habitants du village et ces hors-la-loi ont causé la mort d’au moins deux personnes. Cette autorité a indiqué que ce bilan peut être revu à la hausse, vu l’ampleur des affrontements.
Dans son intervention devant les médias, il a mis en exergue le fait que les habitants du village Mpukinsele n’ont pas quitté leur milieu de vie au plateau des Batéké. Ils y sont toujours après avoir opposé une farouche résistance et fait subir un revers à ces voyous.
Rappelons que le 23 novembre dernier, ces mêmes délinquants se sont attaqués au village Nkana, dans la périphérie de la cité de Kwamouth. Cette incursion avait causé la mort de 21 personnes dont trois enfants âgés d’au moins cinq ans.
Recourir aux représailles
Après le massacre de Nkana, le gouvernement leur avait proposé la voie de la paix en les appelant à déposer les armes, et entrer dans le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale. Le village Dumi, situé dans leur fief naturel, leur a été proposé comme site de cantonnement. D’aucuns avaient cru à la fin de cette mini rébellion et au retour de la paix dans ce coin du pays.
Malheureusement, moins d’un mois après ce conseil du gouvernement, on se rend compte que ces miliciens n’ont toujours pas abandonné le chemin de la violence. Face à cet entêtement, il n’y a pas d’autre option à lever sinon recourir aux représailles contre ces brigands qui n’ont aucun respect à la vie humaine.
Depuis le début de leur aventure meurtrière voici près de cinq ans, les miliciens Mobondo ont causé la mort de plusieurs centaines de personnes et des dégâts humains, matériels et socio-économiques incommensurables.
Malgré ce bilan lourd à charge de ces assassins, ils rejettent la main tendue des autorités du pays, s’entêtant dans leurs activités criminelles et tenant à défier les autorités.
Cela dit, le gouvernement doit mettre en place une stratégie militaire pour en finir une fois pour toutes avec ces forces négatives qui ne cessent de créer l’insécurité au Kwamouth, dans une partie de la ville de Kinshasa, du Kwango et du Kwilu.
Trop c’est trop. Il faut des représailles à la hauteur de leur méfait. Le gouvernement ne manque pas de moyens humains et matériels pour atteindre cet objectif.
En principe, quelques égarés Mobondo ne peuvent pas faire face à la force de frappe de l’armée. En moins d’une année, les FARDC sont capables de réduire à néant ces miliciens qui recourent à une méthode atypique d’affrontement. Ce sont des petits délinquants qui n’ont suivi aucune formation militaire. Ils n’ont appris à peine que le maniement d’armes, qui ne sont pas d’ailleurs sophistiquées.
Cependant, quoi qu’il en soit, le gouvernement est appelé à combattre la complicité de certains membres des communautés où opèrent ces voyous.
C’est incompréhensible que des citoyens qui vivent dans un même espace et partagent les mêmes réalités, complotent contre les leurs. Ces traîtres méritent des sanctions sévères à cause de leur abomination.
En tout état de cause, pour éradiquer définitivement le phénomène Mobondo, l’État est appelé à rendre disponibles d’importants moyens devant lui permettre de réussir une grande mobilisation, en vue de la victoire finale sur ces forces du mal.
Muke MUKE