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PRÉPARATION DES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL QATAR 2027 BASKETBALL, la Febaco et le Gouvernement appelés à tirer les Léopards du gouffre
À l’approche des prochaines échéances des éliminatoires de la Coupe du monde 2027, les Léopards basketball se retrouvent dans une situation délicate. Alors que la sélection congolaise doit batailler pour poursuivre son parcours qualificatif, des difficultés organisationnelles et financières menacent la préparation de l’équipe et alimentent les inquiétudes autour de sa participation.
Si les regards se tournent naturellement vers l’État, accusé de ne pas suffisamment accompagner la sélection, une autre responsabilité est désormais pointée du doigt : celle de la Fédération de basketball du Congo (Febaco) qui doit agir en aval pour anticiper les choses.
Les difficultés actuelles posent la question de l’anticipation de la fédération. Lors des campagnes de 2017 et 2019, les Léopards avaient réussi à aller loin dans les compétitions internationales grâce notamment au préfinancement de certaines opérations par la fédération de l’époque, avant une intervention de l’État pour la prise en charge des primes, en dernier ressort.
Cette expérience aurait donc pu servir de référence aux dirigeants actuels pour préparer suffisamment les échéances internationales.
Pour plusieurs observateurs, attendre les derniers jours avant une compétition pour rechercher les moyens nécessaires expose inévitablement la sélection à des difficultés et à une contre-performance.
La préparation d’une équipe nationale, particulièrement dans une discipline comme le basketball, nécessite pourtant une planification financière et logistique plusieurs mois, voire une année, à l’avance.
MOBILISER DES RESSOURCES
Au-delà de l’organisation des compétitions nationales, une fédération sportive doit être capable d’anticiper les échéances internationales et de mobiliser des ressources complémentaires.
Cela passe notamment par la recherche de sponsors et de partenaires privés, la valorisation de l’image de la sélection nationale et la mise en place d’une stratégie permettant de rendre la discipline plus attractive auprès des entreprises.
La Febaco est également appelée à développer davantage le basketball sur l’ensemble du territoire national. La RDC compte un important vivier de jeunes talents, mais le développement de la discipline reste encore fortement concentré dans quelques centres du pays.
Une politique de développement plus structurée permettrait de renforcer le réservoir de joueurs et, à terme, de consolider les performances des équipes nationales.
LA TRANSPARENCE FINANCIÈRE
La gestion des ressources constitue également un sujet de débat.
Des observateurs s’interrogent sur l’utilisation des budgets mobilisés lors des précédentes campagnes des équipes nationales et souhaitent davantage de transparence financière de la part de la fédération. La publication régulière des ressources reçues et des dépenses engagées pourrait contribuer à renforcer la confiance entre la Febaco, les autorités publiques, les partenaires privés et les supporters.
Cependant, il serait réducteur de faire porter l’ensemble de la responsabilité sur la fédération.
L’accompagnement de l’État demeure essentiel pour les équipes nationales, particulièrement lorsqu’il s’agit de participer à des compétitions internationales.
Le basketball congolais souffre depuis plusieurs années d’un manque de moyens et d’une attention largement dominée par le football.
Le débat dépasse donc la seule question du financement d’un rassemblement. Il pose celle du modèle de gestion du basketball congolais.
LES SENIORS PRIVÉS POUR LA 3È FOIS DE PRIMES PAR LE GOUVERNEMENT
Dans ces éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2027, les Léopards seniors de basketball sont orphelins du soutien du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu. Conséquence directe, plusieurs joueurs ne veulent pas rejoindre la tanière des fauves.
Après deux voyages sans primes, l’on s’achemine vers un 3ème sans soutien du Gouvernement, malgré les promesses du patron des Sports, lors d’une émission. C’est ce qu’a révélé, l’un de nos fins limiers.
« Jamais deux sans trois » dit-on. Les ambassadeurs congolais engagés aux éliminatoires de la plus prestigieuse compétition de la balle au panier sont laissés pour leur compte.
Que des promesses chimériques loin de se matérialiser de la part de l’Exécutif central. Une situation qui laisse à désirer.
Selon une source proche du dossier, le nouveau sélectionneur des Léopards, Gaëtan Douet, sera privé de près de la moitié de l’effectif habituel.
D’autant plus que plusieurs joueurs ont décidé de ne pas rejoindre la sélection, en raison du non-paiement des primes, qui tarde à être versées depuis les deux précédents déplacements.
Une réalité sur le terrain qui risque de compromettre une éventuelle qualification des Léopards seniors de basketball à la Coupe du monde, faute d’un financement et d’un accompagnement adéquats de la part des autorités.
Mais c’est le même ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, qui a été au four et au moulin lors de la campagne marathon des Léopards seniors football lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Une implication tous azimuts qui a abouti à la qualification des fauves congolais au Mondial, cinquante-deux après.
Cette posture de deux poids, deux mesures est souvent décriée dans le mouvement sportif et chez plusieurs observateurs. Il n'est un secret pour personne que les poulains du sélectionneur national, Sébastien Desabre bénéficient souvent d’un traitement de faveur plus avantageux que les autres catégories d’âge du football et d’autres disciplines sportives.
« Le bras du chef, c’est la vie de ses enfants », enseigne une sagesse populaire africaine.
Gloire BATOMENE