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Loi semencière en RDC : la Conapac dépose 7 propositions à l’Assemblée nationale
La Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (Conapac-RDC), conduite par sa présidente nationale, Mme Espérance Nzuzi, a remis, le week-end dernier au Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Tshilumbayi, ses contributions au projet de loi semencière en République démocratique du Congo.
Porteur de cette proposition de loi, Jean-Claude Tshilumbayi a échangé avec la délégation de la Conapac-RDC sur la nécessité d’adapter le texte aux réalités des agriculteurs et producteurs agricoles congolais.
Présentant les principales propositions de la Conapac-RDC, le chargé de plaidoyer, Simplex Malembe, a relevé sept points majeurs. Il s’agit notamment de la reconnaissance du métier d’agri-multiplicateur, de la mise en place des interprofessions au sein de la filière semencière et de l’intégration de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (Inera) au ministère de l’Agriculture afin de renforcer son opérationnalité.
La Conapac propose également la reconnaissance, dans le catalogue national, des semences issues de variétés traditionnelles plus résilientes pour certaines cultures de base, ainsi que la promotion des banques de semences, notamment traditionnelles. Elle préconise en outre l’organisation du métier d’agro-dealer et la réorganisation du dispositif de production et de multiplication des semences, de la pré-base à la base, puis aux générations R, R1 et R2 jusqu’à l’agri-multiplicateur.
Satisfait du travail réalisé par la Conapac-RDC, le Premier Vice-président de l’Assemblée nationale a assuré ses interlocuteurs qu’il compte réintroduire le projet de loi semencière lors de la session budgétaire d’octobre 2026, après son examen par le bureau d’études de la chambre basse du Parlement.
À l’issue de la rencontre, la présidente du Conseil d’administration de la Conapac-RDC, Mme Espérance Nzuzi, a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des échanges et à l’attention accordée aux préoccupations des producteurs agricoles.
La Conapac-RDC et plusieurs organisations paysannes ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le plaidoyer en faveur de l’adoption de cette loi, avec pour objectif de doter la RDC d’un cadre légal adapté à sa réalité agricole et susceptible de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire.
Tricya MUSANSI