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Lubumbashi : le Service national a livré 2.100 bancs-pupitres à l'Athénée de Katuba et au camp Vangu
Une scène rare, presque symbolique, a redonné espoir à des milliers d'élèves du Haut-Katanga. Le Service national, bras social et productif de l'État, a livré hier jeudi 9 octobre 2.100 bancs-pupitres à deux écoles emblématiques de Lubumbashi : 1.700 à l'Athénée de Katuba et 400 au complexe scolaire du camp Vangu, au profit des enfants des militaires.
Derrière ces gestes concrets, se dessine la vision d'un Congo qui veut reconstruire son école et redonner à sa jeunesse la dignité de s'asseoir pour apprendre.
L'Athénée de Katuba n'est pas une école comme les autres. Véritable monument de l'histoire éducative congolaise, cette institution, bâtie à l'époque coloniale, a formé des générations d'élites nationales.
Mais les années d'abandon avaient fini par ternir son prestige. Des classes sans bancs, des élèves assis sur des briques, des murs fissurés… le symbole de la décadence silencieuse de l'école publique.
Ce jeudi, l'atmosphère était différente. Sous un soleil complice, les camions du Service National ont déversé des centaines de bancs neufs sortis tout droit des ateliers de Kabulameshi, forgés par d'anciens "Kuluna" devenus artisans et bâtisseurs.
Une renaissance à double portée
"La route que nous avons parcourue dans les écoles de l'intérieur du pays nous a montré combien l'État avait délaissé son rôle en matière d'éducation. Mais sous l'impulsion du Chef de l'État, un nouveau jour se lève ", a déclaré le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service National.
Des bancs, fruits du travail
Ces bancs, fruits du travail et de la discipline, incarnent la transformation du Service national voulu par le Président Félix-Antoine Tshisekedi : faire de cette structure un moteur d'inclusion, de production et d'éducation.
"C'est un geste qui va profondément améliorer les conditions d'apprentissage de nos élèves et le cadre de travail de nos enseignants ", a salué une autorité de l'Athénée, émue par la qualité du mobilier et par l'attention portée à l'école publique.
Après Katuba, le Lieutenant-général Kasongo Kabwik a pris la direction du camp militaire Vangu, où 400 bancs ont été remis au complexe scolaire de la 22e région militaire.
Ici, les bénéficiaires sont les enfants des militaires, souvent oubliés dans les programmes éducatifs civils. Le geste du Service national vient réparer une injustice et redonner à ces enfants le sentiment d'appartenir à une République protectrice.
"Nous disons merci au Chef de l'État, commandant suprême, qui fait de l'éducation une priorité nationale. Quand on voit ces bancs, on mesure sa vision : donner à chaque enfant congolais la chance d'étudier dignement ", a déclaré le Général Eddy Kapend, les yeux embués d'émotion.
Au-delà des chiffres, ce sont des symboles forts qui s'imposent. À Katuba comme à Vangu, la République réaffirme que le développement commence sur un banc d'école.
L'éducation n'est pas un luxe, mais un droit. Et quand ce droit se matérialise par le travail des jeunes réinsérés, c'est toute une nation qui se reconstruit.
Ce jeudi, dans les cours poussiéreuses des écoles de Lubumbashi, la République a tenu parole : celle de redonner à ses enfants un espace pour rêver, apprendre et bâtir un Congo fort, uni et fier.
Jérémie ASOKO