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Le gouvernement s'engage à appuyer les paysannes pour leur autonomisation
Le 15 octobre de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale de la femme rurale (JIFR). Lors du conseil des ministres du vendredi 10 octobre dernier, le ministre d'État, ministre du Développement rural a informé le gouvernement des dispositions que lui et la ministre du Genre, Famille et enfant (GEFAE) ont prises pour la réussite de cette journée. Le Conseil en a pris acte. Pour ce, nous pouvons comprendre que le gouvernement n'épargnera aucun effort pour appuyer les femmes paysannes afin de les aider à atteindre leur autonomisation.
Cette journée a été instituée lors de la conférence mondiale sur les femmes, tenue à Beijing (Chine) en 1995. Les décideurs politiques et du monde agricole ont pris cette décision à cause du rôle que les femmes rurales jouent dans le développement de leurs pays respectifs.
En RDC, le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) indique que les femmes contribuent à peu près 80% de la production agricole. Cependant, malgré ce rôle majeur qu'elles jouent, leurs conditions de vie sont précaires et elles continuent à dépendre encore de leurs maris.
C'est pourquoi, différents gouvernements en voie de développement mettent en place des politiques susceptibles de favoriser l'autonomisation de la gent féminine.
Contexte de guerre
Chaque année, le gouvernement arrête un thème national en dehors de celui dicté par l'ONU. Pour 2025, vu le contexte de guerre auquel fait face la RDC, le thème national appelle les femmes à réclamer leurs droits pour la fin de la guerre.
Il en faut parce que les statistiques de la guerre font état de plusieurs femmes victimes des violences et des viols. Il faut donc mettre fin à cette insécurité récurrente qui empêche les paysannes, surtout celles des zones des conflits, à vaquer paisiblement à leurs travaux champêtres.
Festivités le 15 octobre
Concernant les lieux de la commémoration de cette journée qui s'étend sur quinze (15) jours, le ministre d'État, ministre du Développement rural et la ministre du Genre, Famille et Enfant se sont accordés pour ouvrir la quinzaine respectivement à Kenge (Kwango) et à Kisangani (Tshopo) le 15 octobre tandis que la clôture interviendra le 31 octobre à Mbanza-Ngungu (Kongo central).
Pour revenir à la situation des femmes rurales qui vivent dans des conditions précaires, il importe de stigmatiser le fait que le ministère du Développement rural n'a jamais bénéficié de fonds dont il a besoin pour s'acquitter de sa mission de promouvoir les milieux ruraux.
Ce ministère a en son sein des services indiqués pour le meilleur encadrement des paysannes. Il s'agit notamment de l'Office national d'hydraulique rural (ONHR), de l'Office des voies de desserte agricole(OVDA), du Service national d'habitat rural (SENHARU).
Si le gouvernement disponibilisait des moyens appropriés en faveur du ministère du Développement rural, toutes ces structures seraient à mesure d'encadrer efficacement des paysannes pour les aider à atteindre leur autonomisation. Malheureusement, ce ministère comme tant d'autres ne bénéficient pas de fonds fixés par la loi des finances. En conséquence, sur terrain aucune activité n'est réalisée pour l'encadrement efficient de cette catégorie des citoyens. C'est ce qui justifie en grande partie l'exode rural qui frappe de plein-pied la RDC. Si les causes de ce fléau ne sont pas vaincues à la base, il ne disparaitra pas de sitôt. Muke MUKE