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La matinée politique de la section Envol Camp Luka dispersée à coup de gaz lacrymogènes
La manifestation du parti de l’opposition Envol, cher à Delly Sesanga, célébrant le retour de son président sectionnaire de Camp Luka, Merdi Mazengo, a été violemment réprimée par les éléments de la Police, hier dimanche 09 novembre dans son fief à Camp Luka. Merdi Mazengo revenait de onze mois d’incarcération à la prison centrale de Makala. La Police a recouru aux gaz lacrymogènes. Selon les organisateurs, il y a eu plusieurs blessés.
La manif d’Envol dans le quartier populeux de Camp Luka a bien commencé, les policiers ont débarqué pour disperser ceux qui sont venus à cette grand-messe politique. Pourtant, cette formation politique, a notifié à titre d’information les autorités conformément à l’article 26 de la Constitution.
«Ce dimanche 09 novembre à Camp Luka, la police, sur ordre du pouvoir Tshisekedi, a violemment réprimé et dispersé la matinée politique de la section Envol Camp Luka, pourtant dûment notifiée à titre d’information conformément à la constitution à l’autorité compétente. Cette activité visait à présenter la nouvelle équipe locale et à célébrer le retour du compagnon résistant Merdi Mazengo, libéré après près d’un an d’emprisonnement injuste à la prison centrale de Makala», a fustigé Merdi Mazengo.
Dans son speech, Merdi Mazengo est revenu sur sa détention à Makala, dénonçant dans la foulée les dérives concernant la liberté d’opinion, de manifestation, les droits de l’homme. «Après onze mois de détention dans des conditions que je considère injustes, je suis désormais libre. Cette expérience illustre les dysfonctionnements persistants de notre système judiciaire», regrette-t-il.
«Malgré les pressions, poursuit-il, le plaignant s’est finalement désisté, révélant l’absence de fondement réel dans cette affaire. Aujourd’hui, je viens rencontrer ma base à Camp Luka, déterminé à reprendre le travail politique auprès de la population. Les autorités compétentes de la ville ont été officiellement saisies concernant notre activité prévue ce jour».
«Nous dénonçons l’intolérance et l’intimidation qui s’installent progressivement dans notre quartier par certains acteurs politiques. Nous constatons, avec regret, que la police est intervenue pour enlever nos banderoles, notre podium ainsi que les instruments, empêchant de manière injustifiée l’expression démocratique et pacifique», tempête Merdi Mazengo.
Gloire BATOMENE