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Kinshasa : vétérinaires, laborantins, biologistes, environnementalistes... en formation sur l'approche "One Health"
Chercheur en santé, enseignant à l'Université pédagogique nationale (UPN), le Professeur Justin Masumu anime, depuis hier matin, un atelier destiné au renforcement des capacités des acteurs de lutte contre les maladies émergentes et réémergentes à l'interface Homme - Animal - Plante - Environnement.
Ouvertes le lundi 17 février, ces assises, initiées dans le cadre du projet Doperaus, réunissent une cinquantaine des participants qui sont outillés pour mener une lutte pluridisciplinaire contre des pathologies émergentes et réémergentes (choléra, ebola, covid...), à travers l'approche "One Health" (Une Santé). Cinq jours durant, cette équipe pluridisciplinaire sera formée à la maîtrise de cette approche jusqu'au 20 février 2026 au Labovert (Laboratoire Vétérinaire Central), à Kinshasa.
Au rendez-vous de cette formation, les organisateurs ont fait appel à des médecins généralistes, des vétérinaires, des laborantins, des biologistes, des environnementalistes, des communicateurs... pour étoffer cette équipe pluridisciplinaire. Aux dires de Dr Masumu, la lutte contre les maladies émergentes et réémergentes s'avère efficace lorsqu'on mobilise toutes les compétences pour venir à bout des pathologies.
Il a listé des dizaines de maladies qui sont actuellement sous surveillance médicale en RDC. Une surveillance qui s'inscrit dans l'optique de la prévention. A la lumière du dicton : "Vaut mieux prévenir que guérir". En prévenant une pathologie, une épidémie, on arrive à canaliser rationnellement les énergies pour atténuer, voire maîtriser la maladie, assure-t-il.
Nécessité de prévenir
Sans la prévention et la concertation, on évolue en désordre et gaspille des ressources disponibles, voire précieuses, estime Dr Masumu qui a eu le privilège de se rendre régulièrement en équipe d'avance lors des alertes des épidémies.
Concentrés, enthousiasmés, les participants ont suivi religieusement l'exposé du médecin vétérinaire congolais. Nombreux ont compris la pertinence de cette approche multidisciplinaire qui permet de gérer efficacement les épidémies et les catastrophes. Après des notions théoriques, les apprenants s'attendent à effectuer des simulations dès ce mardi jusqu'au jour de la clôture.
Yves KALIKAT