Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Assassinats de journalistes, opération Likofi, violences politiques : le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS renvoie l’ancien président à son bilan. Une charge frontale qui…
Une grève sèche illimitée paralyse la province éducationnelle du Kasaï 2
* Des enseignants à bout exigent 3 mois de salaires et les frais de fonctionnement.
La province éducationnelle du Kasaï 2 est plongée dans une crise éducative d'une ampleur sans précédent. Un mouvement de grève sèche illimitée, décrété par un corps enseignant excédé, a provoqué la fermeture complète des écoles publiques sur l'ensemble des territoires de Mweka, Luebo, Ilebo et Dekese. Des dizaines de milliers d'élèves se retrouvent privés de leur droit fondamental à l'éducation, exposant les profondes défaillances structurelles qui minent la gestion du secteur.
La crise, loin d'être un simple débrayage, est la conséquence directe d'une négligence salariale et administrative prolongée.
Selon des sources syndicales, les enseignants de la province n'ont perçu aucun salaire depuis le début de l'année scolaire, soit une période critique de trois mois. Cette accumulation d'arriérés a poussé des professionnels dont les conditions de vie et de travail sont très précaires à l'action directe.
" Comment voulez-vous que nous fassions la classe le ventre vide ? Nous sommes des éducateurs, mais nous sommes aussi des pères et des mères de famille. Trois mois sans salaire, c'est impossible", s'est plaint un enseignant.
L'autre casus belli est l'absence de décaissement des frais de fonctionnement des écoles primaires (FPE). Ces fonds, vitaux pour l'acquisition des fournitures de base (craies, registres, entretien des locaux), sont indispensables au fonctionnement minimal des établissements. Leur blocage signifie, concrètement, la mort lente des écoles et rend l'application de la gratuité de l'enseignement théorique.
La colère longtemps contenue, a explosé hier jeudi 20 novembre, par une manifestation pacifique mais déterminée dans les rues de Tshikapa. Des centaines d'enseignants ont organisé le mouvement, arborant des calicots et scandant leurs revendications.
Les deux demandes centrales ont été officialisées dans un mémorandum structuré et adressé aux autorités compétentes.
Le document est sans équivoque, officialisant le mouvement de grève sèche en définit les termes.
" RECLAMONS LES FRAIS DE FONCTIONNEMENT "
" Réclamons trois mois d'arriérés de salaire et les frais de fonctionnement des écoles primaires. Décrétons à dater de ce jour un mouvement de grève sèche jusqu'à ce que nous soyons payés. Réclamons également les frais de fonctionnement des écoles primaires", peut-on lire.
L'impact de ce mouvement est déjà catastrophique. La fermeture complète des écoles publiques est confirmée par notre source locale. Des milliers d'élèves se retrouvent sans cours, augmentant les risques de déscolarisation définitive et de décrochage.
Cette crise est le symptôme d'un mal plus profond : elle interroge la gestion décentralisée des finances de la paie des enseignants et l'opacité des circuits de décaissement des fonds publics alloués à l'éducation.
Félix MULUMBA Kalemba