Dernière minute
Société
*Étalages détruits, familles en détresse, les commerçants sollicitent la clémence des autorités.
Des scènes de tristesse et de désolation ont marqué la journée du mercredi 5 août au marché Bayaka, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Les vendeurs ont assisté, impuissants, à la démolition de…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
L'Union des sociétés minières aux capitaux chinois en République démocratique du Congo (USMCC) rejette catégoriquement les allégations selon lesquelles le cobalt produit par les entreprises…
Une grève sèche illimitée paralyse la province éducationnelle du Kasaï 2
* Des enseignants à bout exigent 3 mois de salaires et les frais de fonctionnement.
La province éducationnelle du Kasaï 2 est plongée dans une crise éducative d'une ampleur sans précédent. Un mouvement de grève sèche illimitée, décrété par un corps enseignant excédé, a provoqué la fermeture complète des écoles publiques sur l'ensemble des territoires de Mweka, Luebo, Ilebo et Dekese. Des dizaines de milliers d'élèves se retrouvent privés de leur droit fondamental à l'éducation, exposant les profondes défaillances structurelles qui minent la gestion du secteur.
La crise, loin d'être un simple débrayage, est la conséquence directe d'une négligence salariale et administrative prolongée.
Selon des sources syndicales, les enseignants de la province n'ont perçu aucun salaire depuis le début de l'année scolaire, soit une période critique de trois mois. Cette accumulation d'arriérés a poussé des professionnels dont les conditions de vie et de travail sont très précaires à l'action directe.
" Comment voulez-vous que nous fassions la classe le ventre vide ? Nous sommes des éducateurs, mais nous sommes aussi des pères et des mères de famille. Trois mois sans salaire, c'est impossible", s'est plaint un enseignant.
L'autre casus belli est l'absence de décaissement des frais de fonctionnement des écoles primaires (FPE). Ces fonds, vitaux pour l'acquisition des fournitures de base (craies, registres, entretien des locaux), sont indispensables au fonctionnement minimal des établissements. Leur blocage signifie, concrètement, la mort lente des écoles et rend l'application de la gratuité de l'enseignement théorique.
La colère longtemps contenue, a explosé hier jeudi 20 novembre, par une manifestation pacifique mais déterminée dans les rues de Tshikapa. Des centaines d'enseignants ont organisé le mouvement, arborant des calicots et scandant leurs revendications.
Les deux demandes centrales ont été officialisées dans un mémorandum structuré et adressé aux autorités compétentes.
Le document est sans équivoque, officialisant le mouvement de grève sèche en définit les termes.
" RECLAMONS LES FRAIS DE FONCTIONNEMENT "
" Réclamons trois mois d'arriérés de salaire et les frais de fonctionnement des écoles primaires. Décrétons à dater de ce jour un mouvement de grève sèche jusqu'à ce que nous soyons payés. Réclamons également les frais de fonctionnement des écoles primaires", peut-on lire.
L'impact de ce mouvement est déjà catastrophique. La fermeture complète des écoles publiques est confirmée par notre source locale. Des milliers d'élèves se retrouvent sans cours, augmentant les risques de déscolarisation définitive et de décrochage.
Cette crise est le symptôme d'un mal plus profond : elle interroge la gestion décentralisée des finances de la paie des enseignants et l'opacité des circuits de décaissement des fonds publics alloués à l'éducation.
Félix MULUMBA Kalemba