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SELON JEUNE AFRIQUE, La médiation angolaise aurait rejeté le schéma de dialogue proposé par Kinshasa
Le président Félix Tshisekedi aurait soumis à l'Angola une contre-proposition au projet de dialogue inclusif porté par Luanda, privilégiant un processus politique entièrement piloté par les institutions congolaises. Selon des informations de Jeune Afrique, relayées par le journaliste Stanis Bujakera, cette initiative, transmise à la mi-mai, n'a toutefois pas reçu l'aval des autorités angolaises.
D'après le média, Kinshasa propose l'organisation des "États généraux de la refondation de l'État pour le salut de la Patrie", une vaste concertation réunissant près de 500 participants. Ce cadre exclurait notamment l'ancien président Joseph Kabila ainsi que les groupes armés, dont l'AFC/M23.
Toujours selon Jeune Afrique, le processus serait placé sous la seule autorité des institutions congolaises. Félix Tshisekedi en serait à la fois le principal initiateur, le convocateur des assises et le destinataire des conclusions appelées à orienter les réformes institutionnelles.
L'AVÈNEMENT D'UNE "QUATRIÈME RÉPUBLIQUE"
Le document évoquerait également la possibilité d'un "changement ou d'une adaptation de la Constitution", avec, en perspective, l'avènement d'une "quatrième République". Ce scénario prévoirait le maintien de Félix Tshisekedi à la tête de l'État jusqu'à l'organisation de l'élection d'un nouveau président.
Mais cette architecture politique n'aurait pas convaincu Luanda. Selon plusieurs sources citées par Jeune Afrique, l'Angola refuse d'accompagner un processus qui exclurait à la fois l'AFC/M23 et Joseph Kabila, estimant qu'une telle démarche risquerait de compromettre les efforts de médiation et d'alimenter de nouvelles tensions politiques.
L'une des principales réserves des autorités angolaises porterait également sur l'hypothèse d'une réforme constitutionnelle dans le contexte actuel, jugée susceptible d'exacerber les crispations sur la scène politique congolaise.
Ces révélations interviennent alors que les initiatives diplomatiques visant à trouver une issue durable à la crise sécuritaire et politique dans l'est du pays se poursuivent, sur fond de discussions autour des différents mécanismes de dialogue régional.
Jérémie ASOKO