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"Nzuzi wa Mbombo est restée fidèle à la mémoire du Maréchal Mobutu", témoigne Kwebe Kimpele
Avec la mort de cette dame qui, durant ses années de gloire, déplaça beaucoup d'air et fit tourner la tête à bien des hommes, c'est un peu le MPR, la Seconde République et une certaine nostalgie de cette époque qui disparaissent et s'enfoncent dans la nuit des temps. Et c'est un peu, aussi, une certaine mémoire de feu le maréchal Mobutu qui meurt avec elle.
En son temps, Nzuzi wa Mbombo incarna l'image de la femme zaïroise brillant dans le paysage politique du pays, attirant sur elle la lumière et l'admiration, tout en se démarquant nettement du cliché conventionnel et édulcoré de la femme dite libérée telle qu'elle est dépeinte et encensée en Occident.
Mama Nzuzi wa Mbombo qui a laissé une nombreuse progéniture sans avoir été jamais mariée (à ce que je sache du moins) s'en est allée pour l'éternité, emportant avec elle l'ultime héritage d'une époque qui ne cesse pas de hanter mes nuits d'insomnie, qui ne reviendra plus jamais mais dont nos compatriotes ignorants, amnésiques et ingrats n'ont pas encore fini de faire le deuil.
Jusqu'à son dernier souffle, Nzuzi wa Mbombo est restée fidèle à la mémoire du maréchal Mobutu. La loyauté et la fidélité sont, de nos jours, devenues deux qualités trop rares pour ne pas mériter d'être soulignées.
Avec elle s'éteint le dernier fleuron de la femme ex zaïroise, telle qu'elle fut façonnée, éduquée, habillée, instruite politiquement et authentique parce que sculptée, grandeur nature; durant la Seconde République. Depuis lors, on n'a pas fait mieux.
Paix à ses cendres !
Kwebe Kimpele/CP