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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Marche reportée de la C64 : Augustin Kabuya qualifie l'opposition de "virtuelle"
Le report de la marche initialement annoncée par la coalition de l'opposition C64 continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Cette fois, c'est Augustin Kabuya, président a.i. de l'UDPS, qui est monté au créneau avec un discours particulièrement incisif à l'endroit de ses adversaires politiques.
S'exprimant peu après l'annonce du report de cette manifestation, le secrétaire général de l'UDPS n'a pas caché son scepticisme quant à la capacité de mobilisation de la coalition de l'opposition. Pour lui, cette décision traduit davantage une incapacité à démontrer sa force sur le terrain qu'un acte de responsabilité politique.
"C'est une opposition qui n'existe que sur les réseaux sociaux, qui n'existe qu'avec des chantages. Mais en réalité, ça ne pouvait pas me faire peur. C'est la raison pour laquelle j'avais même annoncé que nous avons la capacité de prouver le contraire", a-t-il déclaré.
FAIBLESSE DE MOBILISATION ?
L'interprétation d'Augustin Kabuya diffère toutefois de celle avancée par les leaders de l'opposition. Là où ces derniers évoquent un geste de responsabilité et d'écoute des autorités religieuses, le dirigeant de l'UDPS y voit une démonstration de faiblesse et un manque de capacité de mobilisation populaire.
Cette nouvelle passe d'armes illustre la persistance des tensions entre Majorité et Opposition, malgré les appels répétés à l'unité nationale. Alors que le pays fait face à une situation sécuritaire préoccupante dans sa partie orientale, plusieurs voix estiment que les acteurs politiques gagneraient à privilégier un discours de responsabilité plutôt que des échanges susceptibles d'accentuer les divisions.
Pour de nombreux observateurs, la priorité devrait demeurer la cohésion nationale autour des enjeux de souveraineté et de sécurité. Ils invitent aussi bien la Majorité que l'Opposition à faire preuve de retenue dans leurs prises de parole afin de préserver le climat d'apaisement encouragé ces derniers jours par le chef de l'État et plusieurs forces sociales du pays, dans un climat marqué par la poursuite de l'agression rwandaise et la nécessité de renforcer le front intérieur.
César IPOKA