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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Le Gouvernement invité à interdire l’organisation des kermesses
Face à l’envahissement des espaces publics par certains opérateurs économiques pour l’organisation des loisirs, le Gouvernement est invité à prendre ses responsabilités en interdisant l’organisation des kermesses et autres activités festives dans ou à côté des structures à caractère communautaire.
À ce propos, le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale qui vient de donner le go, mérite d'être félicité.
«Il est strictement et formellement interdit d’organiser des kermesses, des concerts, des soirées dansantes, ou toute autre manifestation festive à but lucratif ou non, au sein de l’ensemble des centres de promotion sociale, homes, instituts et autres sites relevant du domaine du ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale». Telle est la décision prise par la responsable numéro 1 de ce ministère. Elle fait suite à la multiplication d’initiatives à caractère festif et commercial observée dans les enceintes des centres de promotion sociale (CPS) ainsi que dans d’autres structures du ministère.
Cette mesure ne devrait pas avoir un caractère limitatif, mais s’étendre dans tous les domaines. Le Gouvernement est donc appelé à s’approprier cette initiative de son ministère.
Des opérateurs économiques véreux commettent des actes repréhensibles
Il est observé que les Congolais sont friands de tout ce qui est lié à la «viva», à la fête. C’est peut-être avec raison que nos compatriotes de la diaspora sont taxés de BMW, c’est -à-dire des gens ancrés dans la bière, musique et femmes.
À Kinshasa, des opérateurs économiques véreux, de surcroît inciviques, commettent des impairs à travers des actes répréhensibles. Ils investissent à leur gré des espaces publics pour généralement favoriser la délinquance juvénile et sénile. Des exemples sont légion.
À titre indicatif, nous citons le cas scandaleux découvert dernièrement en face de l’ambassade du Sénégal, dans l’enceinte du ministère du Genre, Famille et Enfant (GFAE), dans la commune de Gombe. Un incivique s’est permis d’ériger une sorte de foire qui n’était ouverte que la nuit, mais où étaient permises toutes sortes d’actes de bassesse.
Dans la commune de Kasa-Vubu, précisément sur le terrain de foot de l’avenue Assosa, un autre citoyen a pris l’habitude d’occuper une partie de cet espace pour organiser des kermesses, perturbant le jeu des enfants. Plus grave encore, juste à côté du terrain, se situent deux lieux de prière dont la célèbre Communauté Famille Chrétienne (CFC). L’organisation des kermesses à cet endroit met très mal à l’aise les fidèles chrétiens qui fréquentent ces lieux de prière.
Il est clair que ces opérateurs n’agissent qu’avec la complicité des bourgmestres de ces deux municipalités. C’est pourquoi, il importe que l’interdiction du ministère des Affaires sociales s’étende à toute la ville, même là où il n’y a pas de structures qui relèvent de la compétence dudit ministère.
Il est regrettable de constater qu’en RDC l’on compte des millions de débits de boissons, alors que les bibliothèques et autres lieux de savoir se chiffrent en dizaines.
Le vrai changement doit commencer par la transformation des mentalités, source de moralisation des citoyens.
Muke MUKE