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La qualité des hommes détermine la réussite des projets
Une tribune de l’évangéliste et économiste Colin Nzolantima
Homme d’affaires et économiste, Colin Nzolantima s’interroge sur les raisons de la réussite des nations qui s’appuient sur les principes divins. S’inspirant de l’émergence de certaines puissances, il met le curseur sur la qualité des hommes qui façonnent la société.
La Corée qui était sous l’occupation chinoise, il n’y avait qu’une classe des érudits qui pouvaient lire et écrire les écritures très complexes. Le roi de la Corée avait annoncé que son pays était pauvre, car les gens ne savaient pas lire. Il ordonna la création d’une langue populaire, le hangeul.
La baisse de l’éducation dans plusieurs nations est la cause de leurs faillites socioéconomiques. Sa valorisation est la base de la prospérité d’une nation. C’est ce que fit Néhémie.
L’analyse du livre Néhémie ou l’art de diriger de Cyril Barber donne des orientations claires pour le choix des collaborateurs.
« 1 Lorsque la muraille fut rebâtie et que j’eus posé les battants des portes, on établit dans leurs fonctions les portiers, les chantres et les Lévites. 2 Je donnai mes ordres à Hanani, mon frère, et à Hanania, chef de la citadelle de Jérusalem, homme supérieur au grand nombre par sa fidélité et par sa crainte de Dieu. 3 Je leur dis : Les portes de Jérusalem ne s’ouvriront pas avant que la chaleur du soleil soit venue, et l’on fermera les battants aux verrous en votre présence ; les habitants de Jérusalem feront la garde, chacun à son poste devant sa maison. 4 La ville était spacieuse et grande, mais peu peuplée, et les maisons n’étaient pas bâties. 5 Mon Dieu me mit au cœur d’assembler les grands, les magistrats et le peuple, pour en faire le dénombrement. Je trouvai un registre généalogique de ceux qui étaient montés les premiers, et j’y vis écrit ce qui suit », lit-on dans Néhémie 7.
BUT DE LA CONSTITUTION
En nommant des nouveaux chefs pour gouverner la ville, Néhémie illustre ce que plus tard, Alexander Hamilton traduira par les mots suivants : « Le but de toute constitution politique est ou devrait être, d’une part, d’avoir pour les chefs des hommes sages, capables de discernement et vertueux pour assurer le bien-être du peuple ; et d’autre part de veiller à ce que ces hommes demeurent vertueux ».
C’est pour cela que la Bible recommande dans Deutéronome 1.13 : « Prenez dans vos tribus des hommes sages, intelligents et de bonne réputation (connus) ». Un homme sage est celui qui s’intéresse aux autres ; l’intelligent est celui qui a la connaissance et la compétence de son travail selon les principes ou la loi de Dieu ; un homme connu est celui qui a une bonne réputation qui s’acquiert après plusieurs années. Néhémie a choisi Hanani et Hanania, des hommes dignes de confiance, fidèles et ayant la crainte de Dieu.
CHOIX DES HOMMES
« Le meilleur chef est celui qui a suffisamment de bon sens pour choisir les hommes qualifiés pour accomplir les tâches qu’il veut leur confier, et qui a également assez de maîtrise pour ne pas se mêler de leur travail », estime Théodore Roosevelt.
Les Lévites (1 Chroniques 23.1-5 : les magistrats, les fonctionnaires, les prêtres, les portiers, les chantres…) surveillent l’ouverture et la fermeture des portes. Mais, la nuit, les habitants eux-mêmes seraient responsables pour la protection de la muraille. Chacun à son poste devant sa maison pour veiller sur sa famille. La responsabilité collective dans la protection de la nation.
On ne peut pas avoir des hommes capables lorsque l’éducation a été détruite. Le monde a près de 70 % d’analphabètes. C’est voulu pour garder les gens dans l’ignorance et dans la manipulation. C’est depuis 1978 qu’avait débuté le processus de la dégradation de l’éducation en RD Congo.
GARDIEN DES ÂMES
Néhémie a exclu du sacerdoce tous ceux qui ne pouvaient prouver leurs généalogies.
Aujourd’hui, l’intégrité doit être la base de tous les choix. L’intimité et la méditation des lois divines sont recommandées dans les grandes comme dans les petites choses. Dans les entreprises privées et publiques, les promotions devraient d’abord se concentrer sur ceux qui ont été fidèles à la culture de la société durant leurs carrières.
Le président américain Georges Washington Carver se levait à 4 heures du matin pour prier et disait : « À aucun autre moment de la journée, je ne vois aussi distinctement ce que Dieu attend de moi qu’à cette heure où la majorité des gens dorment encore ». Un chef doit recevoir les instructions du Seigneur. Proverbes 3.6 : « Reconnais-le dans toutes tes voies, et c’est lui qui aplanira tes sentiers ».
RÔLE DU CHEF
Néhémie s’assura que ceux qui étaient dans le temple avaient ce qu’il fallait pour vivre. Le chef doit toujours veiller que les différentes activités et fiscalités puissent soutenir et favoriser l’émergence de toutes les couches de la société dans la Vérité et la Justice, dont les pasteurs et leurs collaborateurs, les veuves et les orphelins, les indigents, les Lévites — magistrats, portiers et fonctionnaires.
Plusieurs nations sont dans l’incapacité de s’acquitter de leurs obligations et entraînent des familles dans la précarité.
CHEFS DE FAMILLES
Ils ont un rôle important pour assurer tout équilibre macroéconomique et socioéconomique. Ils transmettent aux futurs leaders les vertus par l’éducation.
« Et ces commandements que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras », lit-on dans Deutéronome 6.6. C’est la voie de la Justice et de la Vérité. Nous devrions honorer nos vrais chefs coutumiers qui sont les gardiens de nos valeurs.
De nos jours, plusieurs gouvernements veulent contrôler l’éducation, en insérant des lois iniques qui pervertissent la nation et désacralisent la responsabilité des parents et de toute autorité.
Ainsi, le manque des repères et des vertus est la cause des révoltes.
La télévision, la rue, l’Internet et les réseaux sociaux distillent souvent des contrevérités.
Plusieurs pays commencent à réglementer leurs influences. Les différentes pressions sociales, l’endettement et la mondialisation éloignent les parents de leurs familles. Les différents fléaux de la corruption, de la perversion et de la compromission sont devenus des normes dans plusieurs communautés.
CONCLUSION
Le choix des responsables, dans tous les domaines, devrait se baser sur les vertus, les compétences et la gestion des familles… Les pays qui les ont adoptés et introduit des réformes sérieuses ont pu assurer leur prospérité : la Norvège, Singapour, le Japon, l’Angleterre, le Royaume de Tonga…
Au moment où la RDC voudrait choisir de futurs mandataires et lancer des projets très élogieux pour son développement, cette sagesse divine devrait en être le socle dans tous les domaines sociaux et économiques — religion, politique, éducation, économie et sciences, communication et célébration — pour obtenir des résultats probants et éviter la stagnation et la dégradation socioéconomique.