Dernière minute
Société
*Étalages détruits, familles en détresse, les commerçants sollicitent la clémence des autorités.
Des scènes de tristesse et de désolation ont marqué la journée du mercredi 5 août au marché Bayaka, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Les vendeurs ont assisté, impuissants, à la démolition de…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Le Service national ambitionne de produire 50 000 tonnes de maïs en 2027, avant d'atteindre 100 000 tonnes d'ici à 2030. Cette feuille de route a été dévoilée par son commandant en chef, le…
Kasaï-Central : à Demba, la dégradation de la RN41 inquiète
* La société civile redoute une crise majeure.
La situation devient de plus en plus préoccupante dans le territoire de Demba, au Kasaï Central, où la coordination locale de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) hausse le ton face à l'état critique de la route nationale n°41. Après les pluies diluviennes enregistrées ces derniers jours, cette voie essentielle à la mobilité et aux échanges est aujourd'hui fortement dagradée. Au centre du problème, le pont en construction sur la rivière Katusenga, situé entre le village Tshibala 2 et Bena Kayembe, à environ 20 kilomètres du chef-lieu de Demba.
Selon la NSCC, la montée brutale des eaux a complètement envahi l'ouvrage en chantier, rendant toute traversée impraticable. Pire, la passerelle provisoire mise en place pour permettre un passage temporaire a été emportée par le courant d'eau, isolant davantage les populations de part et d'autre.
Les conséquences sur la vie quotidienne sont déjà visibles. Le trafic routier est totalement à l'arrêt sur ce tronçon, empêchant les véhicules de circuler. Les habitants, contraints de s'adapter, recourent à des solutions de fortune souvent coûteuses et dangereuses. Le transport par moto peut atteindre ou dépasser les 5.000 francs congolais, tandis que les cyclistes et les piétons doivent prendre des risques importants pour traverser la zone.
TOUTE L'ECONOMIE LOCALE MENACEE
Au-delà des difficultés de déplacement, c'est toute l'économie locale qui se retrouve menacée. La RN41 constitue un axe stratégique pour l'approvisionnement des marchés, l'évacuation des produits agricoles et la circulation des biens et services. Son impraticabilité pourrait entraîner une hausse des prix des denrées, une raréfaction des produits de première nécessité et une paralysie progressive des activités commerciales.
Face à cette situation, la NSCC Demba appelle à une réaction urgente de l'entreprise en charge des travaux. Elle exige la mise en place rapide de solutions alternatives pour rétablir un passage sécurisé, même provisoire, afin de soulager les populations affectées.
Par ailleurs, la structure citoyenne interpelle le gouvernement central et les autorités provinciales, qu'elle invite à renforcer le suivi du chantier. Elle insiste sur la nécessité d'évaluer l'état réel des travaux, d'identifier les blocages et d'accélérer la construction du pont, dont l'achèvement apparaît désormais comme une priorité absolue.
La coordination met en garde contre les risques d'une crise socio-économique si la situation perdure. L'isolement prolongé de cette zone pourrait accentuer la précarité des conditions de vie des populations, déjà fragilisées, et compromettre davantage le développement local.
Dans ce contexte, la relance rapide des travaux et la sécurisation de cet axe routier apparaissent comme des enjeux majeurs pour restaurer la circulation, soutenir l'économie locale et garantir de meilleures conditions de vie aux habitants de Demba et ses environs.
Félix MULUMBA Kalemba