Dernière minute
Société
“Mon père avait raison”. C'est le titre d'une chanson très célèbre de l'artiste ivoirien Aloha Blondy (de son vrai nom Seydou Koné). Ceux qui la connaissent s’en sont vite rappelé. Mais “Mon père avait raison”.peut faire également référence au célèbre film de Sacha Guitry. “Mon père avait raison…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*Le SG de l'UDPS parle d'une "mauvaise interprétation"
Le président intérimaire de l'UDPS, Augustin Kabuya, a fermement démenti les accusations selon lesquelles le président de la…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a reçu, mercredi à Rabat, le ministre délégué près la ministre d'Etat,…
Nation
* “Toucher à la Constitution, c'est déclarer la guerre à la République” lance l'opposant Katumbi
Moïse Katumbi hausse le ton contre le pouvoir. L'opposant et président d'Ensemble pour la…
Haut-Katanga : depuis Kinshasa, Jacques Kyabula désigne ses détracteurs
Depuis plus de deux mois, Jacques Kyabula, gouverneur du Haut-Katanga, a rallié Kinshasa pour répondre à la convocation du ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani. Mais depuis lors, son avenir n'est pas éclairci. Lors d'une interview accordée à un journaliste local, le chef de l'exécutif provincial a dévoilé ses bourreaux politiques.
Dans cette première sortie médiatique choc depuis son séjour prolongé à Kinshasa, Jacques Kyabula a révélé avoir été victime de complots politiques de la part de certaines personnalités de la classe politique actuelle, depuis son arrivée à la tête de la province du Haut-Katanga, qu'il estime être très convoitée.
" Il faut dire que, dans la vie politique, généralement, il y a beaucoup de coups bas, il y a des complots qui se trament. Je suis gouverneur, j'occupe des fonctions qui sont enviées par beaucoup de gens, et donc, c'est normal que des gens se liguent pour me mettre en difficulté", a déclaré Jacques Kyabula.
La situation politique s'est empirée lors de sa disparition puis de sa réapparition après plusieurs jours, faisant suite à son discours tenu lors d'un meeting populaire de l'Union sacrée, le 1er juillet. Il avoue avoir été combattu par le sénateur Danny Banza, ancien ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi, à travers le sénateur Danny Kabongo, utilisé selon lui pour nuire à sa réputation, en sortant ses propos sur Kabila et Nangaa de leur contexte, afin d'en faire des rackets à des fins politiques.
" Je citerai l'ambassadeur Danny Banza, qui a mis assez de moyens à la disposition, malheureusement, d'un sénateur de l'UDPS, qui est Danny Kabongo, mais aussi d'autres acteurs sur le terrain pour, premièrement, tirer nos propos de leur contexte et les dénaturer. Depuis que nous avons pris l'option de marcher aux côtés de l'UDPS, l'ancien ambassadeur du chef de l'État, à cette époque bien sûr comme ambassadeur, a commencé à nous faire la guerre de manière ouverte. Aujourd'hui, quand nous le suivons dire qu'il veut rentrer et qu'il voudrait que la population du Haut-Katanga et de toute la région du Katanga puisse l'accueillir et soit derrière lui, nous disons que c'est faux. C'est faux et archifaux. C'est quelqu'un qui a fait du mal au Katanga ", a-t-il dévoilé.
Pour le gouverneur du Haut-Katanga mis en cause, Danny Banza serait l'instigateur de plusieurs cabales politiques contre des personnalités de l'ex-Katanga proches du président de la République. Alors qu'il était ambassadeur itinérant, entretenant des relations avec la famille présidentielle avant de s'exiler à Monaco, le sénateur aurait joué " le rôle d'interface négatif " en commanditant des campagnes de " diabolisation" contre Guylain Nyembo, alors directeur de cabinet du chef de l'État, l'ex-gouverneure du Tanganyika et Richard Muyej, ancien chef de l'exécutif provincial du Lualaba.
Depuis son départ vers Kinshasa, tous les indices relatifs à Kyabula semblent être supprimés petit à petit par son intérimaire Martin Kazembe, membre de l'UDPS, parti présidentiel. Certaines affiches publiques du gouverneur sont remplacées par celles de l'autorité provinciale ad hoc.
Patient Mubiayi MBY, à Lubumbashi