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Finale de la CAN 2025: le Maroc champion sur tapis vert
Dans une décision aux allures de séisme sportif, la Confédération Africaine de Football (CAF) a officiellement tranché en faveur du Maroc, au détriment du Sénégal, dans le dossier relatif à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Selon le verdict rendu par le Jury d’appel, le Sénégal est déclaré forfait pour infraction au règlement de la compétition, entraînant l’annulation du résultat initial de la finale disputée début février. Par conséquent, la victoire est attribuée administrativement au Maroc avec un score de 3-0.
UNE DÉCISION QUI RENVERSE L’ORDRE ÉTABLI
Cette décision fait suite à un recours introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football, contestant les conclusions du Jury disciplinaire dans un premier temps favorables au maintien du résultat acquis sur le terrain. Le Jury d’appel a finalement estimé que des irrégularités constitutives d’une violation des règlements avaient entaché la participation sénégalaise, justifiant ainsi la requalification du résultat.
Par cette décision, la CAF consacre donc le Maroc champion d’Afrique 2025, un sacré inédit dans ces conditions et qui ne manquera pas de susciter débats et controverses au sein de l’opinion sportive africaine et internationale.
SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET AJUSTEMENTS
Outre la requalification du résultat, plusieurs mesures disciplinaires ont été prises :
Le joueur marocain Ismaël Saibari est suspendu pour deux matchs, dont un avec sursis.
L’amende initiale de 100 000 USD prononcée à son encontre a été annulée.
La fédération marocaine demeure sanctionnée financièrement pour divers incidents logistiques et organisationnels (gestion des ramasseurs de balles, accès à la zone VAR, usage de lasers), avec des amendes soit confirmées, soit revues à la baisse.
UNE ONDE DE CHOC ATTENDUE
Cette décision, rare à ce niveau de compétition, pourrait entraîner des réactions institutionnelles du côté sénégalais, voire d’éventuels recours devant des instances supérieures, notamment le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Au-delà de l’aspect juridique, ce revirement interroge sur la gouvernance des compétitions africaines et la rigueur dans l’application des règlements. Il ouvre également un débat sur la sécurité juridique des résultats sportifs et la crédibilité des instances décisionnelles.
Dans l’attente de réactions officielles des deux fédérations concernées, cette affaire s’impose déjà comme l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire récente du football africain.
César IPOKA