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Kinshasa : le virtuose syrien Ayman Jarjour attendu au Grand Tambour pour un concert d'exception
Le guitariste classique syrien Ayman Jarjour, figure internationale de la scène soliste, est attendu le dimanche 12 avril prochain au Grand Tambour, au Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale (CCAPAC), à Kinshasa, à l'occasion d'un concert privé placé sous le thème: " Guitare et humanité au cœur de Kinshasa".
Pensé comme un voyage sonore entre les continents, ce rendez-vous inaugure une nouvelle série de productions intimistes consacrées aux grands guitaristes solistes.
Dans une ambiance annoncée comme chaleureuse et raffinée, le Grand Tambour entend faire de cette soirée le point de départ d'une aventure musicale dédiée à la guitare comme instrument de dialogue et de partage entre les peuples.
Lors d'une conférence de presse tenue hier jeudi 09 avril au CCAPAC, Ayman Jarjour a fait savoir que la scène est avant tout un espace d'échange avec le public.
"La guitare, une manière de communiquer avec le public
"La guitare est pour moi une manière de communiquer, de s'exprimer avec le public. Oui, c'est un dialogue avec le public", a confié l'artiste.
A travers cette prestation, dit-il, le concert sera bien plus qu'un simple récital, ce sera une conversation musicale portée par l'émotion, la sensibilité et la proximité avec les mélomanes kinois.
Le programme annoncé se veut riche et ouvert sur plusieurs horizons culturels. Le guitariste prévoit d'explorer des sonorités latino-américaines, espagnoles, africaines et moyen-orientales, dans une volonté assumée de créer des passerelles entre les traditions musicales du monde. Le concert s'ouvrira notamment sur une œuvre du compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos, dont les harmonies puisent dans de profondes influences africaines venues d'Amérique du Sud.
Au fil de la soirée, le public découvrira également des pièces espagnoles, des œuvres d'un compositeur italien ainsi que des morceaux marqués par des résonances orientales issues du Moyen-Orient.
Dans un clin d'œil particulier à son public d'accueil, Ayman Jarjour a également annoncé l'intégration de touches de la rumba congolaise, affirmant ainsi sa volonté d'inscrire son passage à Kinshasa dans un véritable dialogue culturel.
Célébrer la virtuosité des grands solistes
"J'ai choisi des morceaux qui me font plaisir et que je voudrais partager avec le public kinois. Je vais annoncer les morceaux et peut-être dire s'il y a quelque chose d'intéressant sur un compositeur ou un morceau avant de jouer", a-t-il expliqué, laissant entrevoir une prestation à la fois pédagogique et immersive.
Pour les responsables du Centre culturel, ce premier rendez-vous porte une forte dimension symbolique.
Rémy-Césaire Tshamala Dinanga, chargé du programme média au CCAPAC - Grand Tambour, a souligné que cette série vise à célébrer la virtuosité des grands solistes tout en mettant en avant les rencontres artistiques entre les cultures.
Selon lui, ce lancement avec Ayman Jarjour incarne parfaitement cette vision, tant l'artiste est reconnu pour sa capacité à relier les traditions arabes aux chefs-d'œuvre du répertoire classique.
"La soirée du 12 avril s'annonce ainsi comme une rencontre inédite entre virtuosité, humanité et diversité culturelle, au cœur de la capitale congolaise", a laissé entendre Remy-Césaire Tshamala.
Formé à Damas puis au New England Conservatory de Boston, le guitariste syrien a bâti une carrière internationale entre l'Écosse et les États-Unis. Il s'est produit sur de nombreuses scènes en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie. Son parcours est notamment marqué par la première syrienne du célèbre Concierto de Aranjuez ainsi que par la création mondiale du concerto Olympus.
TMB