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Procès Frivao : Teddy Lwamba blanchi des rumeurs, un juriste remet de l'ordre dans le débat
Dans le tumulte informationnel qui entoure le procès Frivao, une mise au point juridique vient dissiper les zones d'ombre. Contrairement aux interprétations hâtives relayées dans certains cercles, le Directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba Muba, n'est nullement visé par des poursuites.
C'est la lecture rigoureuse de Maître Willy Wenga Ilombe, avocat et spécialiste des questions de droit, qui vient recadrer le débat avec précision. Face à la montée des spéculations après l'audience récente, l'expert dénonce une confusion entretenue volontairement ou non autour du statut procédural du patron de l'entreprise publique d'électricité.
UNE PROCEDURE ENCORE A SON STADE PREPARATOIRE
"On ne comparaît jamais devant une juridiction sans qualité définie", rappelle-t-il d'emblée, balayant les approximations. Partie, témoin ou renseignant : chaque statut obéit à un cadre strict, non permutable, sauf circonstance exceptionnelle notamment la commission d'une infraction en pleine audience, ce qui n'est pas le cas ici.
À ce stade, insiste l'avocat, la Cour n'a pas encore plongé dans l'examen du fond. Car la procédure est encore à son stade préparatoire, d'où l'étape actuelle consiste à identifier les intervenants et à préciser leur rôle dans le processus judiciaire. Une phase essentielle pour éviter toute dérive dans la conduite des débats.
Dans ce contexte, Teddy Lwamba Muba apparaît non pas comme un acteur mis en cause, mais comme une source d'éclairage pour la juridiction.
TEDDY LWAMBA SERA ENTENDU EN QUALITE DE RENSEIGNANT
Initialement cité comme témoin, le Directeur général de la SNEL sera finalement entendu en qualité de renseignant. Une nuance de taille, qui s'explique par ses anciennes fonctions à la tête du ministère des Ressources hydrauliques.
Son intervention vise à apporter des éléments de compréhension sur les interactions administratives entre la SNEL et le Frivao, sans implication pénale.
"Il ne répond à aucune accusation. Il est sollicité pour éclairer la Cour ", martèle Maître Wenga.
UNE AUDITION DEJA ACTEE PAR LA JUSTICE
L'avocat en profite pour rappeler l'architecture institutionnelle de la SNEL, soumise à une double tutelle : administrative, sous le ministère du Portefeuille, et technique, sous celui des Ressources hydrauliques.
Une distinction déterminante. Le ministre sectoriel, précise-t-il, n'intervient ni dans la gestion financière ni dans les décisions commerciales de l'entreprise. De quoi couper court aux amalgames liant fonctions politiques passées et responsabilités économiques actuelles.
Autre élément clé : Teddy Lwamba Muba avait déjà été entendu par le Parquet général près la Cour de cassation. Ses déclarations et les pièces fournies ont contribué à structurer le dossier.
Si la Cour avait envisagé de prendre l'affaire en délibéré, certaines zones d'ombre ont nécessité des éclaircissements supplémentaires. D'où la convocation actuelle.
L'objectif est donc clair : compléter l'information judiciaire, et non ouvrir un front accusatoire.
WENGA DÉNONCE UNE TENTATIVE DE MANIPULATION
Face à la persistance des interprétations erronées, Maître Wenga Ilombe dénonce sans détour une tentative de manipulation de l'opinion.
Évoquer un basculement vers un statut de prévenu relève, selon lui, d'une lecture juridiquement infondée, voire d'une stratégie de dénigrement.
Il appelle à un sursaut de responsabilité dans le traitement de l'information, particulièrement dans un dossier aussi sensible.
Au final, une évidence s'impose : seule la Cour détient le pouvoir de qualifier les statuts des intervenants.
À ce stade de la procédure, Teddy Lwamba Muba demeure un simple renseignant, un acteur convoqué pour éclairer la lanterne de la justice, et non pour répondre d'accusations.
Dans un climat où rumeurs et approximations menacent de brouiller la lecture des faits, ce rappel juridique sonne comme un retour à l'essentiel : la primauté du droit sur le bruit.
DK