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Crise multisectorielle : environs 15 millions de Congolais en urgence d’une réponse humanitaire
Plus ou moins 15 millions de Congolais ont besoin d’une réponse humanitaire en urgence, a affirmé la ministre d’État en charge des Affaires sociales, lors d’une cérémonie organisée jeudi à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
« Comme vous le savez, depuis trois décennies, la RDC est confrontée à faire face aux différentes formes de guerre d’agression, autres conflits armés qui constituent l’un de chocs les plus virulents qui apportent des crises humanitaires comme conséquence. Plus au moins 15 Millions de congolais ont besoin d’une réponse humanitaire d’urgence. Parmi ces 15.millions, 60% c’est la conséquence de la guerre d’agression, 25% proviennent de chocs des épidémies et les 15% constituent les conséquences des aléas climatiques ou réchauffement de la planète », a déclaré Eve Bazaiba, ministre d’État en charge des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale.
« Malheureusement, le malheur ne venant pas seul, à côté de ces chocs, il y a des chocs de pandémies qui viennent aggraver la situation humanitaire et du coup, la RDC se trouve dans un cercle vicieux où Ebola vient aggraver la situation humanitaire et celle-ci a aggravé le risque de propagande de cette maladie. Le gouvernement de la RDC en collaboration avec les partenaires humanitaires, a pu mettre en place un schéma, une prévision pour 2026 rendu public depuis le 1er décembre 2025 », a-t-elle dit.
La ministre Bazaiba a soutenu qu’il s’agit des statistiques, et derrière ces chiffres, ça représente une vie, une vie humaine à sauver, à sauver en urgence.
« Parmi ces 15 millions des congolais en besoin d’une réponse humanitaire, il y a 7.3 millions des déplacés internes et 550 environs constituent des réfugiés congolais dans les pays étrangers et dont 90.000 femmes victimes des violences basées sur le Genre », a-t-elle dit.
Elle a noté que ces catégories des personnes nécessitent une mobilisation des ressources en urgence, soit un milliard 400 millions de dollars ou son équivalent pour une réponse d’urgence.
« Ces chiffres ont été publiés depuis fin 2025 après cette période, une grande partie de la RDC dont la ville d’Uvira a été encore frappée par des bombardements venant d’un pays étranger qui met en mal la paix en RDC. Du coup ces chiffres ont été revus à la hausse », a-t-elle précisé.
La ministre des Affaires sociales a insisté sur le contexte de la situation humanitaire en RDC incluant l’épidémie d’Ebola.
Cette cérémonie a été tenue lors de la visite du Président de la RDC, Félix Tshisekedi et son homologue de la République d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa à l’INRB, dans le cadre d’une réponse sanitaire liée à la lutte contre Ebola. Elle a connu également la présence de plusieurs autorités, notamment du ministre de la Santé, du directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Africa), de la délégation de l’organisation mondiale de la santé (OMS), des partenaires, etc.
ACP