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"Acte de subversion": Mgr rejette la balle à l'Union sacrée
- "Ce sont eux qui seraient en connivence avec Kagame", riposte le porte-parole de la Cenco
Face aux accusations de "subversion" portées par l'Union sacrée de la Nation contre la déclaration des évêques catholiques, le secrétaire général de la Cenco, Mgr Donatien Nshole, a répliqué avec fermeté mardi soir.
Intervenant en direct lors d'un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le prélat a dénoncé un communiqué qu'il juge "intellectuellement malhonnête", tout en appelant les Congolais à rester mobilisés pour la paix et l'unité nationale.
Dès l'entame de son intervention, Mgr Nshole a dit éprouver un sentiment de pitié à la lecture du communiqué de la coalition au pouvoir, publié, selon lui, dans un contexte marqué par des priorités autrement plus urgentes. Il a évoqué la certification de plus d'un millier de décès liés à Ebola ainsi que la persistance de la crise sécuritaire dans l'est du pays, estimant que ces défis auraient dû retenir toute l'attention des responsables politiques.
Le secrétaire général de la Cenco a également salué les membres de l'Union sacrée qui se sont publiquement démarqués du communiqué. A ses yeux, cette prise de distance traduit la conscience, au sein même de la majorité FORUM DES AS présidentielle, de ce qu'il a qualifié de " bassesse" du texte incriminé.
Sur le fond, Mgr Nshole a contesté la qualification de "quelques évêques employée dans le communiqué. Il a rappelė que la déclaration de l'épiscopat avait été adoptée dans le respect des règles de fonctionnement de la conférence épiscopale, avec un quorum atteint et une adhésion unanime des N°7692 DU MERCREDI prélats présents. Ce sont des députés et des sénateurs qui maîtrisent pourtant la notion du quorum. Lorsque l'Assemblée nationale siège avec le quorum requis, personne ne parle de "quelques députés"", a-t-il fait observer, dénonçant ce qu'il considère comme une tentative de minimiser la portée institutionnelle de la position des évêques.
Le prélat est également revenu sur les accusations de connivence avec le Rwanda formulées contre la Cenco. Renversant l'argument, il a indiqué qu'un évêque avait lui-même interrogé un parlementaire de la majorité sur l'existence éventuelle d'un accord tacite entre Kinshasa et Kigali. Selon lui, l'organisation d'un éventuel référendum constitutionnel alors que des portions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent sous le contrôle de l'AFC/M23 reviendrait à entériner la partition du territoire national.
24 JUIN 2026 "Ce sont eux qui seraient en connivence avec Kagame", a-t-il lancé, estimant qu'une consultation nationale sans la participation des populations vivant dans les territoires occupés consacrerait une forme de balkanisation du pays.
En conclusion, Mgr Donatien Nshole a affirmé que la position de la Cenco bénéficie d'un large soutien populaire, indiquant avoir reçu de nombreuses réactions provenant de toutes les provinces du pays. Il a exhorté les Congolais à poursuivre leur mobilisation en faveur de la paix, de la réunification nationale et de la défense de l'intégrité territoriale.
Personne ne peut décourager les pasteurs à prendre leur bâton pastoral pour faire leur travail", a-t-il martelé, réaffirmant la détermination de l'Église catholique à poursuivre sa mission malgré les critiques et les pressions politiques.
Jérémie ASOKO