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Hôtel de ville de Kinshasa : les aliments se vendent toujours en plein air !
Il y a peu, l'Hôtel de ville de Kinshasa annonçait une mesure portant interdiction d'exposer des vivres sur la voie publique. Ladite mesure devait entrer en application à partir du 20 octobre 2025. Mais alors que nous sommes déjà le 23 octobre, et rien dans ce sens n'est perceptible. Au contraire, les voies publiques sont de plus en plus envahies par les vendeurs pirates qui exposent sous le soleil leurs aliments en vente.
Au vu de cette réalité, d'aucuns se posent la question de savoir pourquoi le gouvernement provincial de Kinshasa a pris telle mesure tout en sachant qu'il n'a pas les moyens de la faire appliquer. Aux yeux de l'opinion publique, il perd de crédibilité. Par conséquent, dans l'avenir, on peut craindre que personne ne puisse prendre au sérieux toute décision que le gouvernement provincial peut prendre.
Pourtant, cette mesure est salutaire sur le plan sanitaire pour la population. Car, des vivres étalés sous le soleil et à même le sol, les exposent à toutes sortes d'intoxication préjudiciables à la santé de la population.
L'encadrement des motocyclistes
La mesure dont il est question ici n'est pas la première à être sabotée. Pour cause, le manque de suivi. Pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce genre de situation, il importe que l'Hôtel de ville mette en place une structure ayant pour mission le suivi de ses mesures. Car bien de mesures prises par l'Hôtel de ville souffrent de non-application !
Parmi les mesures restées lettre morte, figure celle qui interdit la circulation des motos dans la commune de la Gombe. C'est la énième fois que cette interdiction est prise, mais sans effet. C'est parce que les concernés ne sont pas préalablement sensibilisés à cette décision.
Aujourd'hui, les motos constituent un moyen de déplacement incontournable en RDC parce qu'elles arrivent là où les véhicules ne peuvent atteindre. Cependant, ces engins sont à la base de nombreux accidents mortels qu'on déplore pratiquement chaque jour. Une situation qui doit interpeller notre société pour le bien des uns et des autres.
Pour éviter l'antagonisme entre cette catégorie de nos compatriotes et le reste des citoyens, il importe d'impliquer les conducteurs des motos aux décisions prises. Pour ce, il est intéressant d'organiser en amont des réunions avec les responsables de leur association pour qu'à leur tour ils vulgarisent lesdites mesures auprès de leurs sociétaires. Cette stratégie a l'avantage d'amener les motocyclistes à s'approprier les instructions des autorités les concernant. Tant qu'ils auront le sentiment d'être brimés et indexés, ils opposeront une résistance à la volonté des dirigeants.
Cette approche est valable pour tous les autres opérateurs qui doivent obéir à la loi, notamment les propriétaires de débits de boissons et les pasteurs des Eglises de réveil concernant précisément les pollutions sonores.
Muke MUKE