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ÉPIDEMIE DU CHARBON AU NORD-KIVU : L’OMS aux côtés du Gouvernement pour une réponse efficace
L’épidémie du charbon qui ravage la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, depuis le mois de mars dernier, a déjà enregistré 16 cas suspects dont un cas humain confirmé et un décès parmi les cas confirmés, renseigne un communiqué de presse de l’Organisation mondiale de la santé.
Dans son message, le Représentant de l’OMS en RDC a informé des efforts menés pour renforcer les mesures sanitaires: «Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement, les communautés et les partenaires pour renforcer les mesures de réponse afin de protéger la santé publique maintenant et à l’avenir». Aussi, Dr Bouereima Hama Sambo a ajouté : « l’OMS et ses partenaires travaillent sous l’approche unifiée « Une seule santé », afin de protéger la santé humaine, environnementale et animale, reconnaissant l’interconnexion des trois aspects et la nécessité de mesures globales».
Cependant, il a fait remarquer que l’OMS soutient les autorités sanitaires pour renforcer la réponse, y compris la surveillance des maladies et l’investigation pour identifier la source de l’épidémie et les chaînes de transmission, ainsi que la fourniture de matériel médical et de traitement. Puis, cette organisation facilite la coordination transfrontalière congolo-ougandaise pour améliorer la réponse à l’épidémie.
Pendant ce temps, l’épidémie a touché quatre zones de santé autour du lac Édouard, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. Les efforts de réponse sont en cours, y compris la vaccination du bétail, a souligné le patron de l’OMS en RDC.
Ensuite, le Dr Sambo a rassuré que la maladie est traitable avec des antibiotiques, qui doivent être prescrits par un professionnel de la santé. «Des vaccins existent pour le bétail et les humains. Ainsi, les vaccins humains sont en quantité limitée et utilisés principalement pour protéger les individus sélectionnés ayant une exposition professionnelle possible au charbon», a-t-il évoqué.
Pour rappel, le charbon est une infection bactérienne qui affecte principalement les animaux. Les humains peuvent contracter la maladie directement ou indirectement à partir d’animaux infectés, ou par exposition à des produits animaux infectés ou contaminés. Chez l’homme, le charbon n’est généralement pas considéré comme contagieux, bien que des cas rares de transmission de personne à personne existent, a poursuivi le Dr Hama Sambo.
En effet, la maladie présente trois formes chez un être humain, nécessitant toutes une attention médicale rapide. La plus courante est le charbon cutané, qui survient lorsque les spores entrent en contact avec une peau infectée, a-t-il expliqué. Cette forme peut également entraîner des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fièvre et des vomissements.
Enfin, en guise de conclusion, le Dr Hama Sambo: «prévenir la maladie chez les animaux aide à protéger la santé humaine. «La réponse par l’approche «Une seule santé» est essentielle pour aborder l’ensemble de la lutte contre la maladie de la prévention à la détection, la préparation, la réponse et la gestion, contribuant ainsi à la sécurité sanitaire mondiale».
Mathy MUSAU