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EN RAISON DE LA PLUIE DILUVIENNE DU 05 AVRIL : Le trafic entre Tshangu et le reste de la ville perturbé
* Le pont de la rivière Ndjili sous les eaux.
La pluie diluvienne qui s'est abattue dans la nuit du vendredi 04 au samedi 05 avril a a fait des dégâts énormes.
Nous sommes le dimanche 06 avril. Il est 17h lorsque nous faisons un tour au pont de la rivière Ndjili submergé par les eaux de cette pluie. Une marée humaine nous y accueille. Des mouvements des personnes allant et venant et la longue colonne de véhicules de toutes sortes immobiles et vides attestent de l'actualité : le trafic est perturbé depuis 24 heures.
Le pont de la rivière Ndjili est sous les eaux depuis samedi. Nait alors une activité lucrative: des jeunes garçons que le langage kinois surnomme "Courageux". Ils s'activent à traverser des personnes à dos pour 5.000FC et à la main pour 2.000FC. " Au dos 5.000 FC, à la main 2.000FC", crient les jeunes passeurs, à la volée, s'adressant à toute personne.
"Papa, me dit l'un d'eux, allez-vous de l'autre côté ?". Je me trouve du côté de la Tshangu.
Accrochés aux garde-fous, des deux côtés du pont, garçons et filles, jeunes et vieux, téléphones à la main, personne ne veut rater ce grand événement. Tous prêts à immortaliser l'immersion du pont de la rivière Ndjili. "Du haut de mes soixante-dix ans d'habitant de Ndjili que je suis, c'est la toute première fois que je vis ce événement", confesse un homme rencontré sur le pont.
Deux gros véhicules des FARDC s'activent à embarquer des personnes désireuses de traverser les eaux vers le saut-de-mouton de Debonhomme. Sous la surveillance et la sécurité d'un groupe des PM (police militaire) et d'autres militaires, armes à la bandoulière.
C'est que les autorités ont pris certaines dispositions pour assurer la traversée des personnes.
"Que Dieu bénisse ces militaires", prie un jeune en faveur des hommes en armes.
Tout Tshangu s'est déplacé au pont de la rivière Ndjili ces 48 heures à la suite de la crue des eaux de pluie qui ont inondé cette infrastructure sur l'unique artère menant du centre-ville à l'aéroport international de Ndjili.
La pluie du samedi 05 avril est un signal fort retentissant et interpellateur à l'endroit et des dirigeants du pays et de ceux qui gèrent la ville province de Kinshasa. Le message de cette catastrophe est sans appel : il est fort imprudent de ne compter que sur une seule et unique voie d'entrée et de sortie du pays vers l'est. Il est temps de penser à en construire une autre. Qu'en serait-il aux Kinois de la partie orientale de Kinshasa si ce point réhabilité par les Chinois, il y a quelques années, s'était effondré ?
Il est 17h34 lorsque, un dernier coup d'œil aux milliers de Kinois allant et venant, ainsi que la file de tous ces véhicules immobilisés malgré la volonté des conducteurs, dépités, me rappellent une règle chère aux bons gestionnaires: mieux vaut prévenir que guérir !
Nous craignons que cet avertissement ne puisse avoir servi à rien !
Un reportage de Kléber KUNGU