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Bunia: les agents du Centre de traitement d'Ebola en grève pour salaires impayés
Les prestataires du Centre de Traitement d'Ebola (CTE) de la clinique Elikya, à Bunia, ont déclenché un mouvement de grève depuis le week-end pour exiger le paiement de leurs rémunérations. Les grévistes affirment n'avoir jamais perçu leurs salaires depuis le début de leur engagement dans la riposte contre l'épidémie d'Ebola.
Pour manifester leur colère, les agents ont érigé des barricades et incendié des pneus aux abords de la structure sanitaire. Ils dénoncent une situation qu'ils jugent intenable et estiment que l'absence de paiement compromet leur motivation et la continuité des activités de prise en charge des patients.
Les manifestants alertent sur les conséquences de cette grève, craignant une perturbation des soins et des opérations de lutte contre Ebola. Selon eux, le maintien de la riposte exige que les équipes engagées sur le terrain bénéficient de conditions de travail et d'une rémunération régulières.
Ce mouvement intervient au lendemain de la visite, en Ituri, de la Première ministre, qui s'était rendue dans la province pour évaluer l'évolution de la riposte contre l'épidémie et encourager les équipes mobilisées sur le terrain.
Les prestataires rappellent également que le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, avait annoncé, il y a plusieurs semaines, un mécanisme de paiement des agents de la riposte par cartes bancaires. Selon eux, cette mesure, présentée comme une solution aux retards de paiement, n'a toujours pas été mise en œuvre.
Depuis plusieurs mois, les acteurs engagés dans la riposte contre Ebola multiplient les mouvements de contestation afin d'obtenir la régularisation de leurs rémunérations. Cette nouvelle grève relance les inquiétudes quant à son impact sur les efforts de lutte contre l'épidémie dans une province qui demeure confrontée à d'importants défis sanitaires.
Pascal NDUYIRI