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L’expression lingala «Badefisaka mama bokilo mbongo te ! Okotuna !! Se traduit en français par «On ne prête pas d’argent à sa belle-mère ! (ou «On ne prête pas à sa belle-mère ! Vous allez demander !!»).
C’est un adage humoristique populaire dans laquelle l'auteur interpelle.…
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“Beau.f, Badefisaka mama bokilo mbongo te ! Okotuna !!”
L’expression lingala «Badefisaka mama bokilo mbongo te ! Okotuna !! Se traduit en français par «On ne prête pas d’argent à sa belle-mère ! (ou «On ne prête pas à sa belle-mère ! Vous allez demander !!»).
C’est un adage humoristique populaire dans laquelle l'auteur interpelle. Dans un sens plus large, il signifie qu’il ne faut jamais prêter d’argent à une personne dont on sait qu’il sera impossible de le récupérer. Notre source s’est inspirée des relations familiales ou de mariage pour nous enseigner aujourd’hui en nous donnant une leçon de morale qui caractérise chaque message que nous avons à traiter dans cette chronique. Merci aussi à la consœur qui nous a fourni ce message écrit sur un véhicule Mercedes Benz Sprinter 312.
Nous avons des raisons de nous demander pourquoi il est interdit de prêter à sa belle-mère, pourtant reconnue comme l’une des personnes les plus sûres compte tenu des relations issues du mariage.
Plusieurs réponses expliquent pourquoi nous avons à nous méfier de prêter à notre belle-mère. Au rang desquelles nous retenons un remboursement improbable car dans l’imaginaire collectif, la belle-mère est souvent perçue comme quelqu’un qui considérera l’argent reçu comme un dû, ou qui trouvera toujours une excuse pour ne pas rembourser l’emprunt, estimant que cet argent lui appartient de droit ou de fait. Car, en ce moment, l’argent prêté se transforme en un don déguisé. Si nous donnons de l’argent à notre belle-mère, nous ne le reverrons jamais. Le «prêt» se transforme automatiquement en cadeau définitif.
Ensuite, l’expérience de la vie nous enseigne que l’argent et la famille ne font pas bon ménage. Il est établi qu’introduire des questions d’argent dans la belle-famille crée inévitablement des tensions et des conflits. Il y a le risque de non-retour et de conflit, en ce sens que, de manière générale, prêter de l’argent à un proche revient souvent à le lui donner définitivement, car réclamer son dû ou un remboursement devient impossible sans créer un drame familial. Cela est très mal perçu par l’emprunteur s’il n’est pas crédible. Même pour le prêteur si le remboursement n’a pas lieu, cela peut provoquer des rancœurs durables au sein du couple et de la famille élargie. Ainsi, pour éviter toute déconvenue, la règle de base est de ne prêter que des sommes dont nous sommes prêts à faire le deuil.
Si nous devons formaliser un prêt, il est conseillé de rédiger une reconnaissance de dette pour protéger vos intérêts et pour être sûr d’être remboursé. Par respect ou par peur de la hiérarchie familiale, il est socialement difficile de mettre la mère de son conjoint ou de sa conjointe dans une position de débitrice.
En raison de ces raisons, nous avons tout intérêt de ne pas prêter à notre belle-mère pour ne pas à avoir à regretter de ne pas être remboursé.
En résumé, si votre belle-mère a besoin d’argent, il vaut mieux lui donner directement ou refuser poliment.
Souhaitons-nous trouver une excuse polie pour refuser un prêt à notre belle-mère ?
Que dit le message si nous arrivons à prêter de l’argent à notre belle-mère ? Cette expression métaphorique nous répond que nous allons regretter le fait d’avoir prêté à notre belle-mère, car elle ne voudra pas nous rembourser.
Pour un confrère, il est hors de question de réclamer le remboursement à notre belle-mère. Nous les maris avons seulement vocation de donner à nos belles-mères car nous avons reçu en mariage leurs filles, même si nous avons donné quelque chose en termes de dot ou autres biens liés au mariage.
Kléber KUNGU