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Audience foraine à Kisenso, Reconnu coupable de meurtre et d'anthropophagie sur sa mère, Josué Kaniki condamné à mort
Le Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Matete a condamné à mort Josué Kaniki Kasongo, reconnu coupable des infractions de meurtre et d'anthropophagie sur la personne de sa mère biologique. Organisée en flagrance et en foraine au cœur même de la commune, l'audience, s'est tenue devant une marée humaine venue assister à ce face-à-face judiciaire d'une rare intensité.
Selon les éléments retenus par le ministère public, l'accusé aurait tué sa mère avant de conserver une partie de sa chair. À la barre, Josué Kaniki Kasongo a pourtant nié catégoriquement avoir ôté la vie à la victime ou consommé des restes humains. Dans son récit livré à la justice, il explique avoir confié à sa mère la somme de 10 000 dollars américains. Au moment de réclamer cet argent, une dispute aurait éclaté, impliquant également sa victime qu'il accuse de l'avoir " fait tourner en bourrique ". La situation aurait dégénéré en bagarre, mais, selon lui, il n'y aurait jamais eu meurtre.
L'accusation s'est appuyée sur des éléments matériels jugés accablants. Des restes humains ont été retrouvés en possession du prévenu, argument central du réquisitoire. " S'il n'a pas consommé ces restes, où se trouvent les autres parties du corps ? ", a lancé le ministère public, estimant que les faits étaient établis au-delà de tout doute raisonnable.
DES SIGNES A CARACTERE SATANIQUES
Un témoin entendu par le tribunal a également affirmé que, dans la chambre de l'accusé, des documents comportant des signes à caractère satanique avaient été découverts. Là encore, le prévenu a rejeté ces accusations en bloc, dénonçant des allégations sans fondement.
Les faits, initialement révélés par le bourgmestre de Kisenso, ont profondément choqué l'opinion. L'alerte aurait été donnée par des voisins incommodés par des odeurs suspectes. L'intervention des services de sécurité aurait conduit à l'arrestation du suspect, qui vivait sous le même toit que la victime.
Dans les rues de la commune, le slogan populaire " Kinshasa-Makambu " résonne désormais avec une gravité particulière. Pour de nombreux habitants, ce drame dépasse l'entendement et renvoie à l'une des affaires criminelles les plus sombres de ces dernières années.
Certains observateurs n'ont pas hésité à établir un parallèle avec l'affaire de Jeffrey Dahmer, surnommé le " cannibale de Milwaukee ", qui avait profondément marqué les États-Unis à la fin du XXe siècle. Si les contextes sont radicalement différents, la comparaison illustre l'onde de choc provoquée par cette tragédie à Kisenso.
Christian-Timothée MAMPUYA