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Timides préparatifs de la rentrée scolaire 2023-2024
La veille de la rentrée scolaire, on a observé de timides préparatifs de la part de plusieurs parents d’élèves comme des ventes au compte-gouttes du côté des vendeurs à Kinshasa. Plusieurs personnes attribuent cette situation aux salaires d’août des enseignants et fonctionnaires de l’Etat non encore payés.
Certains vendeurs de fournitures scolaires pensent que plusieurs parents préféreraient plutôt payer les acomptes pour leurs enfants que leur payer des fournitures scolaires. A cette situation s’ajoute le taux de change toujours volatile sur le marché.
Ghety Milambo, vendeur de fournitures scolaires au marché Gambela sur Sport direction Ethiopie se plaint de ne pas vendre assez.
» Contrairement aux années passées, les ventes la veille de la rentrée des classes devaient être très remarquables. Les acheteurs ne viennent pas comme on le souhaitait. On se demande sii beaucoup de parents vont faire étudier leurs enfants parce qu’il y a moins d’acheteurs. Plusieurs personnes se plaignent devant nos étalages. Et depuis le matin, je n’ai vendu que 2 paquets de cahiers de 200 pages. Les prix posent aussi problème. L’année dernière, un carton de cahiers se vendait à 30 dollars, mais aujourd’hui on l’e vend à 40 dollars. On reste toutefois confiant et on pense que les acheteurs viendront la veille de la rentrée des classes comme ils le font de fois « , a-t-il déclaré.
Du côté des uniformes, la vendeuse Blanche Nsimba, donne son point de vue.
» Ici à Gambela, le marché est divisé en 2 : nous qui vendons à l’intérieur et d’autres à l’extérieur. Le souci est qu’il y a d’autres commerçants qui exercent d’autres activités qui deviennent des vendeurs d’uniformes et d’autres articles à la période de la rentrée. Cela pénalise notre activité. En plus, les établissements scolaires qui vendent les uniformes les tenues de sport les journaux de classe et les cahiers de communication à 50 dollars accentuent les difficultés des parents. Imaginer un parent qui a 3 ou 5 enfants alors que chez nous, avec cette somme, tu peux acheter la tenue complète pour tes 5 enfants. Il faut aussi ajouter que, les prix des uniformes ont grimpé à cause du taux de change sur le marché. On achète actuellement un rouleau revient à 26 000 FC en ville. Les années antérieures, le complet se négociait à 8000 FC pour le plus âgé. Maintenant avec 10 000FC, on a l’uniforme pour les moins âgés. Malgré cela, on persévère toujours « , s’est plainte la vendeuse.
Pour sa part, Nadine Ngomba, agent de l’Etat dit se contenter de ses propres moyens. » Parfois, il arrive que mon mari n’est pas payé à temps et le peu que j’avais économisé j’achète quelques fournitures scolaires et avance les frais pour nos enfants avec le peu de moyens dont je dispose « , se lamente cette mère de deux garçons et une fille.´
Quant à elle, Brigitte Binena, femme ménagère, se plaint que son mari ne soit pas payé pour un salaire dérisoire, se demandant par quel miracle leurs enfants vont reprendre le chemin de l’école. Aussi appelle-t-elle l’Etat de payer son mari pour que leurs enfants étudient aussi dans de bonnes conditions. Elle dénonce le fait que malgré l’interdiction du ministre Tony Mwaba, les écoles réclament toujours des acomptes sur les frais et vendent des fournitures scolaires. Carlos TSHIABULA,stagiaire/ Ifasic