Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
En Ituri, le mauvais état des routes rend parfois difficile la lutte contre la maladie à virus Ebola et complique le transport des malades vers les centres de traitement d'Ebola (CTE) ainsi que l'…
Tanganyika : la FEC durcit le ton contre la criminalité urbaine
Une ville morte a été observée mercredi 21 janvier à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, décrétée par la Fédération des entreprises du Congo (FEC), pour protester contre la montée du banditisme urbain.
Des boutiques, magasins, enseignes et toutes les autres activités commerciales ont été suspendus. La circulation routière a été réduite. La FEC a eu recours à ce levier pour dénoncer le taux de criminalité urbaine sous l'œil impuissant des autorités locales, dont les opérateurs économiques sont devenus la principale cible. Elle décrie également la multiplicité des cas de cambriolages, vols et extorsions de biens des commerçants. La FEC exige aussi le respect du principe de redevabilité au péage de l'entrée de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).
De son côté, le gouverneur de province, Christian Kitungwa Muteba, a critiqué les méthodes entachées d'irrégularités administratives employées par les opérateurs économiques pour exprimer leur ras-le-bol face à la recrudescence de l'insécurité, accompagnée souvent d'actes de violence, et parfois d'assassinats.
" Quant à la situation de la FEC, c'est légitime. C'est de leur droit de réclamer. Mais ce qui est écœurant, c'est qu'aucune procédure n'a été respectée, d'autant plus qu'il est recommandé de rencontrer les autorités compétentes avant de poser ce genre d'actes ", a-t-il déclaré.
Les journées de villes mortes risquent de se rallonger. La FEC exige du gouvernement provincial des garanties sécuritaires afin de permettre la reprise des activités socio-économiques. La même situation a été signalée dans le territoire de Kongolo, où les commerçants ont respecté le mot d'ordre de leurs dirigeants provinciaux.
L'initiative de la FEC est vivement critiquée et désavouée par la Nouvelle dynamique de la société civile du Tanganyika, qui pointe du doigt " une manipulation de la population pour revendiquer sa cause " et dénonce une mesure inadaptée à la situation financière précaire des habitants.
Patient Mubiayi MBY depuis Lubumbashi