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Référendum: Delly Sesanga dénonce une “marche noire contre la démocratie” et alerte sur une dérive constitutionnelle
Réagissant à l’ouverture de la plénière sur la recevabilité de la proposition de loi sur le référendum, Delly Sesanga accuse le Parlement d’engager un processus dangereux de contournement de la Constitution et appelle à la mobilisation citoyenne.
À Kinshasa, la controverse enfle autour de la proposition de loi sur le référendum. L’opposant Delly Sesanga a vivement réagi, dénonçant une dérive qu’il juge grave pour l’avenir institutionnel du pays.
« Aujourd’hui, le Parlement ouvre une marche noire contre la démocratie », a-t-il lancé, fustigeant un processus qu’il estime porteur d’un « plan d’exécution de notre démocratie et de liquidation de nos institutions ».
Dans son analyse, le texte porté par Paul Ngondankoy masquerait une volonté de contourner les mécanismes constitutionnels. « Derrière la proposition de loi sur le référendum se profile une dérive grave : contourner la Constitution par une procédure parallèle de révision », a-t-il affirmé, évoquant une démarche « taillée sur mesure pour une constituante Union sacrée ».
Sesanga previent un "coup d'Etat constitutionnel"
L’opposant pointe également les zones d’ombre du texte : « Des notions floues, un champ extensible, une manœuvre politique dangereuse », prévenant que « tout semble préparer le terrain à un coup d’État constitutionnel ».
Plus incisif encore, Delly Sesanga établit un lien direct avec l’avenir du pouvoir en place : « destiné à imposer un troisième mandat à Félix Tshisekedi ».
"La démocratie ne se négocie pas."
Face à ce qu’il considère comme une menace imminente, il affiche une position sans équivoque : « Je m’y oppose fermement. La démocratie ne se négocie pas. Elle se défend. » Et de conclure par un appel à l’unité : « J’appelle tous les démocrates à l’union pour protéger l’État de droit et l’ordre constitutionnel, le dernier bien qui nous reste. »
Jérémie ASOKO